Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

Translate

lundi 1 février 2016

Chronique hivernale de en dessous de l'équateur, ou pas loin.

32° Celsius et 100% d'humidité, 2016 commence comme les autres années, par le premier janvier, une vieille habitude surement.

Ambowé street
La SEEG (compagnie de distribution locale de l'eau et de l'électricité) est toujours aussi capricieuse et nous gratifie une fois encore de ses vœux, peut être, mais de majestueuses coupures énergétiques, assurément. 

Sans préavis ni aucun scrupules, visiblement.

Fatiguant ! 

Et voila que simultanément les murs de la ville s'ornent d'affiches publicitaire prônant je ne sais plus quelle église d'éveillé, évangélistes de tout poils ou témoin de je ne sais quoi. 
De bien belles affiches sur papier glacé, d'à peu près un mètre de large par un mètre cinquante de haut, plein de jolis couleurs et localisés de façon aussi efficace qu'elles sont élégamment posés. 
Non sans rappeler une semaine électorale où figurent en course le FN et le front de gauche dans la même banlieue abandonné par l'état.
C'est dire le matraquage !

Bref..... Le fond ! Venons en au fond !

.....Une belle calligraphie, toute en plein et en délié, la classe....

Le fond, le fond ! 

J'y arrive ....

Cap Santa Clara



Interpellé par tant de grâce, je m'ose un temps de lecture. Notre secte nous invite à une grande prière nationale dans je ne sais quel gymnase de la place pour communier ensemble et d'un même élan (!) dans la joie et l'allégresse !



.....La joie et l'allégresse .....


Je brule d'impatience d'en voir les effets d'autant que de conclure d'alléchante manière :

"....pour que le Gabon retrouve la lumière...."

J'espère qu'ils seront nombreux à communier, je suis fatigué de manger aux chandelles !

Pierre AKENDENGUE a l'IFG




 

samedi 9 janvier 2016

Chronique à cheval


Décembre 2015


La fontaine Campagnac

En cette peu lumineuse période, au sens premier comme XVIII°, obscure et sombre et inversement, nous voila partis ripailler en famille, là bas, au pays des blancs, pour la première fois depuis près de dix ans.



On y trouve la France d'après le 11 septem.... 13 novembre, une France à la fois en hivers et en état d'urgence.
Je ne sais lequel de ces ingrédients est le plus influent sur le moral des troupes, mais les troupes sont bien moroses. 
Bien que moterne soit bien plus approprié, à la saison comme à l'ambiance générale .... mon colonel !

Un retour à la source donc. Le douze en hivers ça fait toujours rêver.
-Un peu comme un footballeur devant une bibliothèque-


Un pèlerinage, païen malgré la religiosité de certains lieux.
-Un peu comme un évêque en boite échangiste-


Decazeville


Le chemin de croix de Gustave Moreau, toujours aussi sensible, par ses choix de couleurs notamment et puis le site, comme assez souvent pour les chemins de croix (ici l'église de Decazeville), incite à prendre le temps, posément.





Conques
Ensuite les vitraux de Soulages et l'Abbaye Ste Foy de Conques, encore plus envoutant en hivers parce que désertique. Non pas que les parasit... touristes me dérangent mais il ne m'est pas indispensable, pour apprécier un lieux ou une œuvre, d'être accompagné d'une horde de bipède greffés à un smartphone, une tablette ou un ringard appareil photographique.
Comme si la beauté des choses était sublimé par le filtre du numérique !

-Un peu comme prendre un acide pour descendre les poubelle-

Aéroport de Toulouse Blagnac

Et puis Toulouse, La capitale flamboyante de la toute nouvelle grande région, qui n'en finit plus de regorger de charmes. Une belle soirée où après un passage "chez tonton" les stadistes ont donnés une leçon aux stars de la rade dans un stadium rénové et surchauffé.




Lundi 04 janvier 2016


Terrasse de Pélisson
Bonne année oh !

Je me demande parfois qu'est ce que je fiche ici ?
Je ne supporte plus ce bling bling, cet incivisme motorisé, cette chaleur suintante et visqueuse.
Je ne supporte plus ce rapport à l'argent, ce rapport au pouvoir, cette hiérarchie affiché, affirmé, arrogante et méprisante.
Une élite qui laisse paraitre que sa principale finalité est de voyager en business et posséder une Rolex (ou une belle sportive allemande, ou les deux pour les meilleurs) et plusieurs bureaux (avec pour chacun l'iphone 6 assorti et la chambre à l'année à l'auberge du coin!) me laisse pensif,
chétif,
dépressif,
rosbif !

Le "Saoti" en pleine action
Et pourtant je regretterais assurément cette terrasse magique, je regretterais  mon quartier, ses petits commerces et ses gens, qui n'ont pas besoin d'un 4x4 aux vitres teintés pour partir acheter le pain.

Je regretterais de ne pas être allé davantage "dans le dedans de l'intérieur" qui nous a scotché à chaque fois, autant humainement que pour ses paysages assez incroyables.

Je regretterais même, peut être, d'être parti (.....si je part) !

Mais je ne crois pas que je regretterais Libreville....un si joli nom pourtant.



Le Marathon de Loubève


jeudi 26 novembre 2015

Les trois collègues, se conjugue (nt) aussi au féminin pluriel.

Fatigué des étroits qui assignent des cases à leurs concitoyens, fatigué des étroits tout court quelque soit leur étroitesse.
Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, quoi qu'ils pensent.
Le fait même qu'ils soient me fatigue.

Organiser un étroithon.
Récolter quelques deniers pour la recherche.

Étroits de tous pays, réjouissez vous, un vaccin est en cours d'élaboration”



Résidence "Maïcha" Libreville
Bien communiquer aussi sur les effets secondaires, l'angoisse de la page blanche, par exemple, et puis le taux de couverture ne sera pas de 100%, chez certains une nécrose de l’hémisphère droit est à redouter.

De plus, quelques profondes périodes dépressives sont aussi à craindre, ce n'est pas simple de découvrir que “l'autre” que l'on casifiait jusqu'alors de sous-merde se révèle d'une compétence et d'une ouverture himalayenne.

Ça pique les yeux non ?


Tout un pan cérébral jusqu'alors non irrigué se retrouve sous les flots d'un souffle nouveau.
.Des fourmis entre les oreilles.....
C'est normal, Madame, les effets s'estompent avec le temps de façon proportionnelle au casifiage systématique et organisé dont vous faisiez preuve jusqu'à présent.

Et sinon ? 

Quelques étroits radicaux ont essayé de mettre Paris dans une case, mais Paris est une fête !
N'en déplaise au déferlement de vomissures épandus sur les rézosocios, avec, heureusement bien que largement minoritaire, quelques éclairs lumineux plus que bienvenus.
 
Une bougie dans les ténèbres, rien n'est perdu. 






vendredi 6 novembre 2015

En novembre rentre le ventre

L'Ogooué devant l'hopital Schweitzer.



Quelques jours loin de la gluante capitale.
Parti dans les grands lacs, qui nourrissent l'Ogooué.
Quelques heures de pirogue au départ de Lambaréné, baigner dans le vert, entre le ciel et l'eau.
Des villages perdus et des gens au sourire vrai,
Seuls, 
les bruits du lac et plus de la forêt,
rythment ici le temps qui en devient onctueux.


Tsam-Tsam sur le lac Oguémoué



Comprendre un peu le lieux, loin du bling bling insignifiant, comme un archipel sur l'océan.
Ici l'eau est verte et tout autant hostile, vient peser sur nous des arbres gigantesques pour certains millénaires et nous rendent à notre place.



La cuisine du village






Surtout, ne pas oublier, des livres, des couleurs, du papier, de quoi laisser des traces et autres occupation énergétiquement autonomes.

Des yeux, des oreilles et si possible quelque chose entre les deux.


Rien n'est simple....

              .....et c'est là tout le charme !



Quelque-part sur le lac




Quelque part sur l'Ogooué


vendredi 16 octobre 2015

Chronique octobreuse

Les semaines passent en rafale, encore et toujours et ici comme ailleurs.

Et alors ? 

Le pouvoir de l'age. 


Un imperturbable quotidien, anesthésiant émotionnel et social peut être nécessaire, participe activement à niveler des relations humaines qui pourraient prendre un peu de relief.

Quoique parfois.....d'où le : "nécessaire" !

Une concession à la civilisation ?

indispensable.

Sinon ?

Encore d'incontournables coupures électriques donnent un rythme supplémentaire à la chose et une épice insupportablement tropicale.






What else pour cet octobre ?

Cela fait déjà quelques posts que je ne m’épand plus sur l'utilisation des véhicules motorisés sous ces latitudes, ou il serait pourtant possible d'en enduire des pages et des pages, en trois couches superposés tant le spectacle est permanent et de qualité internationale.

Pris dans le flot torrentiel, ma nature "soupe au lait" m'adrénaline bien plus que la pompe ne peut le supporter dans ces situations. 
Alors voila, trouver la parade, le truc infaillible, le remède absolu contre l'hypertension et la décérébralisation de l'homme devant la mécanique.

 
Elle reste sagement au port, bien amarrée à sa place de parking.

terminé.
basta.



Je me meus dorénavant (parce que je le veau bien) en marchant où en taxi. 
Ce dernier n'étant en rien moins dangereux, et au vu de l'état de certains véhicules la panique peut même effleurer l'esprit, avant que les faits ne touchent autre chose !

Mais le passage d'acteur à spectateur est malgré tout nerveusement reposant.

La aussi ce n'est qu'une question de contraste, la même situation, sous d'autres latitudes pourrait être d'une anxiété extrême et assurément justifié.

Un clair obscur sur le bitume.

Une avancée certaine pour la civilisation.

Le  confort d'une carriole, la business class dans une brouette !


Résidus d'été

jeudi 8 octobre 2015

Des mots, de la musique et des couleurs

Un joli livre, avec une histoire écrite avec des mots.
Tous choisis par Michel Deshays et lus par Frédéric Zeitoun. 
Une chanson avec de la musique et même des paroles.
Interprétés par Adèle Girard et tout ça sur un CD, que même il est fourni avec le livre.
Quelques taches de couleurs choisis et agencés par votre serviteur pour illustrer l'ensemble.
Et voila le travail, pour le premier tome !

Arthus arrive chez vous !

Salut, Shalom, Salam !
Le premier volume des histoires d'Arthus & Kourpoi sort en livre CD audio en novembre.
Réservez-le dès maintenant.

 




Un petit lien pour en savoir davantage : Arthus

samedi 26 septembre 2015

Le quartier et les prouts-pouëts

Pas très loin de là  le quartier d'Alibendeng.
Un bras de mer, contournant la capitale, vient s'égarer dans de mangroviens méandres jusqu'aux portes nord de la citée. Il finira par s'échouer doucement au "débarcadère", le terminus du quartier d'Ambowé.



Nombreuses pirogues viennent y écouler leur stock, au gré des marées, en provenance des eaux poissonneuses du large de la Guinée (Equato) et alimentent moultes vendeuses, écailleuses, livreuses et grilleurs, du quartier et bien plus encore.



Une rue d'Ambowé, la mienne.

 
Situé dans une impasse, puisque s'achevant dans les palétuviers, faudrait voir à suivre un peu, il reste extrêmement animé et populaire. 
Du vendredi dix huit heures (à la tombée de la nuit) où commencent les festivités, les bars, maquis et autres estancots en tous genres ne désemplissent pas et distillent leurs sons sur-saturés dans de mauvais amplis sous-dimensionnés, maintenant une densité auditive intensément brouhahiène dans toute la deuxième partie de son artère principale. 
La scène est agrémenté et délicatement assaisonné d'une sorte d'espèce d'accumulation automobile, sonore et bariolé , en nombre surréaliste aux vues des apparentes capacités du quartier.
 


La vie. 

Comme dans beaucoup d'autres endroits en Afrique et ailleurs, assez éloignée des américasseptisées, lieux de résidences de nos (leurs) précieux grands hommes mais pas que, on connait tous des prout-prout-pouët-pouët qui se prennent pour. 

Peut être parmi les pires représentation de l'espèce humaine, mais que l'on ne croisera pas trop dans ces quartiers et c'est tant mieux ....
Je sais trop de quoi je parle car j'ai le privilège de côtoyer un exceptionnel exemplaire,  harceleur qui plus est, d'assez près et c'est tant pis....

Une créature hautaine et haineuse, qui ne mérite surement pas ces quelques lignes dans ces si prestigieuses pages, mais que l'on souhaiterais rapidement en voie d'extinction et qui,  malheureusement, (sé)vis encore par son nauséabond halo. 

Peut être faudrait il que je me sacrifie..... au nom de l'évolution..... donner un coup de pouce  à l'humanité ....

Des restes de cet été : le village d'Aubrac

samedi 5 septembre 2015

Final hexagonal

Le refuge des Rajas sur l'Aubrac


Après le pèlerinage dans la capitale, nous voila de retour dans le sud, quelque part dans l'en-dedans hexagonal, un road-croquis entre les [pré] historiques graffitis des berges de la Vézère et la finalement lassante météo des Alpilles. 



Dans l'entre deux, le parfois sibérien plateau de l'Aubrac et les austères Cévennes.





Sinon ?
What else ?

Le Paradou, main street




Encore des filles qui montrent leurs jambes...quoi qu'un peu moins autour de Nasbinals, où, lors de notre passage, nous avons été gratifiés d'un climat tout Reykjavien.... 




Avignon, sans les demoiselles




Presque 35°c dans le pif en quelques centaines de kilomètres et une poignée d'heures....forcément.... les jambes ..... on peut comprendre et enchainons sans trainer de la Britannique Dordogne à la Parisienne Provence. 



J'y suis retourné plus tard faire quelques images  sous une météo plus adapté à la peinture en plein air.


-Il n'y a plus de saisons ma pov'dam-




27 aout 16h53


Quelque part dans les Alpilles


Quelque part entre St Girons et Lourdes à approximativement 27000 pieds au dessus.
Vol AT791 







Apéro avec Fabrice


Le summer tour 2015 s'achèvera dans une brouette d'heures, après quelques mauvaises siestes et inconfortables plateaux repas, à l'aéroport international Léon M'Ba de Libreville.
On rempile encore une année, il me reste encore un fond de parfum d'aventure romanesque....


Après escales à Casablanca, d'abord, pour arpenter misérablement une fois de plus les allées du miteux terminal et profiter, là aussi, des inconfortables et surpeuplés banquettes en skaï véritable d'un rouge lie de vin, du meilleur gout !
Youpi !


La Colombière (réservé aux connaisseurs)




....Malabo ensuite, comme escale bonus, la capitale de la Guinée équato, pour les incultes où l'arrivée de nuit est assez pittoresque, puisque situé sur une ile, celle de Biako, dans le golfe de Guinée, au large du  Cameroun.








Enfin notre omnibus aérien repart après simultanément une heure d'arrêt et l'échange (sans rançon) d'une dizaine de passagers.

Terminus en capitale gabonaise.

 Bonne arrivée ohhhhh !





samedi 15 août 2015

Chronique parisienne

Seul, parmi tant d'autres, à l'intérieur d'une brasserie bien parisienne, à l'angle des rues des St Pères et de Sèvres. 

sur l'ile St Louis


Il existe dans le monde des quartiers et des situations bien plus difficiles.


C'est l'été, il fait beau, les filles montrent leurs jambes et la terrasse est pleine, assurément autant pour les montrer que se montrer.




Peut être une légère aversion au boboïsme parisien, qui  peuplent les lieux, m'empêche d’apprécier à plein régime le spectacle.

Notre Dâme

Ma bulle et moi ne sommes, malheureusement,  pas totalement étanche et certains fantômes parviennent encore à nous pénétrer malgré mes efforts, tandis que d'autres y restent ancrés depuis plus de vingt ans.

Sic itur ad astra, assurément !




Parc floral



Encerclés de fortunés touristes de tous horizons, des plus civilisés, aux plus  ....  bruyants, l'argent n'étant, ni indissociable, ni proportionnel au degré de civilisation de chacun (contrairement aux souhaits de certains tout n'est pas négociable).




Tous différents, mais tous recherchons la même chose, avoir la pupille dilatée sans origines artificielles (ou le moins possible).


Séjour ponctué par de belles rencontres et de jolis retrouvailles, de l'Eglantine au Café de Flore en passant par le Père-Lachaise et la fondation Louis Vuitton, chacun s'y retrouvera.


Pas facile tous les jours la vie, à Paris comme ailleurs !



Parc floral


Muséum d'histoire naturelle








Dans l'attente d'un RER + Belleville






dimanche 9 août 2015

Chronique juilletiste

Juillet s'est déjà échappé, affairé dans ses apparats du tour de France et de la crise grecque, saupoudré de canicule et de chassé croisés.
Rien de bien nouveau !



Loubève-Casa / Casa-Toulouse

Quelques heures à l'escale, récupérer un peu les instants de mauvaise somnolence sur des bancs toujours trop durs et trop petits.



 



 Back at home.








































Peu de temps pour la littérature....
L’essentiel est dans les images.
....