Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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samedi 28 juillet 2018

ZA trip, deux !

7 juillet.

Ça y est, le réveil sonne.
Il est 4h00 du matin, mais que ?..quoi ?
Les opaques règles d'un capitalisme mondialisé font qu'il est beaucoup, vraiment beaucoup, plus rentable économiquement de faire un Dakar-Cape Town via Adis Abéba avec escale « hôtel repas » au frais de la compagnie, plutôt qu'un vol direct.
Pour les quelques ignares en cartographie africaine, cela correspond pour un moscovite qui souhaite aller acheter des aluzeros à Lisbonne à passer une nuit sous les aurores boréales de Reykjiavik ou pour les aveyronnais (et ils sont quelques uns à me lire) relier Rodez à Séverac Le Château, pardon, Séverac d'Aveyron, en passant le midi par Laguiole (sans l’intérêt que pourrait représenter un repas dans la cité du couteau) mais en cent fois plus grand ! Soit quelques 4000 km de rallonge et plus de trente heures de voyage.

J'ai mal à mon impact carbone !

8 juillet.

Après une courte nuit au pays des Rastafaris, BIM, BAM, BOUM, nous revoilà encore dans l'avion.
Suite au premier vol plein Est, nous voilà maintenant Sud, Sud-Est dans le vol ET 847, vous vous en foutiez mais maintenant vous le savez !.
Nous laissons Adis Abéba sous les (violents) orages de saison, puis, après avoir survolé la région des grands lacs, nous atterrissons en douceur au Cap sous le soleil.

Enfin !

10 juillet.

 


Quelques rapides jours d'adaptation plus loin, et nous voilà dans le moove touriste.
J’exècre ce rôle, mais quelques incontournables obligent...je fais la queue, comme les autres...j'attends mon tour comme les autres...
Je déteste les autres...
....dans les lieux à visiter.... tous des gros, des mous et des cagoles à se selfiiser en permanence...
Aucune consistance ! 


 

17 juillet.

Deux jours que nous sommes champions du monde et pourtant, rien n'a vraiment changé !

Pas encore le grand soir !
Déçu ? Moi ? Par des fouteux ???? Mouarf !

Après 5 jours à Cape Town, une ville assez incroyable, dans un site qui l'est au moins autant, nous rentrons dans les terres. Avec un arrière-goût d'une impression gênante (au minima) du contraste entre la ville et les town-ships...nous ne sommes pas bien loin de ce peu glorieux passé.

Destination les vignobles austraux et la ville de Franschoeck, littéralement le coin des Français. Effectivement, tout ou presque est en français, les rues, les commerces, le terroir, la pétanque.

Ce n'est pas ce que nous cherchons. 
 



 

Direction le Cap de bonne Espérance, retour dans le Sud, un parc naturel avec tout, ou presque.
Des montagnes, l'océan, des falaises, des animaux, des phares et des Caps !
Le Cap !
 
 

On longe la côte vers l'Est pour rejoindre le point le plus au sud du continent qui par la même occasion se trouve être à la rencontre des océans indiens et atlantique. C'est pas rien !

Cap Algulhas. Plus loin, au sud, c'est L'Antartique.....Ça calme non ?







 Voilà encore un mythe sur lequel je vais pouvoir mettre une image réelle, continuer à rêver, plus loin et en couleur.

Nous remontons vers l'Est, sur la route longeant la côte et donc l'océan indien, vous suivez ?
La température remonte en même temps que les kilomètres tombent.
Des paysages toujours incroyables, des champs, des montagnes en fond, l'océan plus loin, des falaises, des plaines, des bestioles.
Les yeux ne se fatiguent pas des belles choses !

A chaque ville, son Town-Ship, plus ou moins bidonvilleux.

Pas possible de trancher, la situation est très, très complexe, et bien loin d'un catégorisme donneur de leçon bien occidentaux, franchouillard ?.....si c'était simple, le problème serait déjà réglé, même par des anglosaxons ;-) !
En attendant les deux mondes vivent séparés, se côtoient peu, parfois difficilement, se croisent, souvent et voilà. Le soir chacun chez soi, à chacun son quartier.
Un peu interrogatif par la nation arc en ciel....un arc en ciel à deux couleurs....distinctes !

23 juillet.

Quelques haltes, Knysna, Jeffrey's bay, Port Alfred et enfin East london.
Un arrêt de 3 semaines, en résidence d'artiste, s'il vous plait !
En tous cas il me plait !

vendredi 6 juillet 2018

summer trip 1

Après quelque chose comme huit mois sans l'ombre d'une goutte d'eau, voila la saison  de l'hivernage qui pointe le bout de son nez.
Et quel nez !
Un orage déboulant de l'intérieur des terres et poussé par un vent violent arrive sur la capitale précédé par un front de sable de plusieurs kilomètres.
Un petit air de fin du monde....sauce africaine !
Déjà qu'en temps normal, si tant est que quelque chose puisse l'être, la circulation est .... surprenante ! Un peu comme si les trois-cent-mille automobilistes présent sur les voies prenaient leur première leçon de conduite en même temps avec l'assurance et la flamboyance d'un Randy Mamola....
Effectivement surprenant non ?
Alors imaginez la même chose sous un orage avec la moitié des véhicules sans ...
 les machins qui font de la lumière devant ....
 les lanternes ?
non, les feux !
et sans .... les machins en plastique qui passent sur les vitres devant.....
Qui servent à rien pendant dix mois....
les essuies glaces !
Ile de Gorée

C'est de-suite beaucoup plus fun !

Pas le temps de s'ennuyer, ça ne s'arrête jamais.


Nous allons laisser le pays s'enfoncer doucement dans sa saison des pluies pour essayer l'hiver austral. Direction plein sud, le cap de bonne espérance, pour sept semaines durant lesquelles je m'auto-accorde le luxe d'une résidence d'artiste de près de vingt jours sur les plages de l'océan Indien. 
Reste assez de temps pour vadrouiller sur les mille-six-cent kilomètres de côte entre les provinces du Cap-Occidental et du Kwala-Zulu-Natal en passant par le cap-Oriental et le Lesotho.

Affaire à suivre !

samedi 2 juin 2018

Retour sur !

Juin 2018

Asen - Bénin
La biennale vient juste de se terminer, ma première biennale.


Un mois d'événement artistique majeur, le plus important de toute l'Afrique de l'ouest qui, visiblement n'est pas considéré comme de la crotte de chihuahua dans le milieu !

Alors....comment dire....

Peu enclin aux mondanités et d'un amour tout relatif aux allocutions de façade, je laisse avec bonheur ces petites jouissances médiocriteuses aux enrubanneurs, diplomates, vendeurs de voitures et autres politiciens de tout poil.
Une fois la saison des vernissages bouclée, je me suis aventuré plus en profondeur dans l'évènement avec délice, désir et attention. 

De très bonnes, voir excellentes, choses dans la forme comme dans le fond puis d'autres, en bien plus grand nombre, plutôt .... étriquées .... dans l'esprit et la facture !

Momuyé - Nigéria

Il existe ici aussi un snobisme-boboïste et même une représentation de certains galeristes parisiens....de là à faire le lien.... Non ?.....Ben si !

L'amère patrie partage et exporte son savoir faire !


Vous aurez, je l'espère, compris que ma modeste personne habité de mon encombrante sensibilité y a trouvé son compte mais pas que.

 Un mois d'agitation artistique à jongler entre les galeries, celle qui m’accueille (bien que louer serait un terme plus approprié !) et celles des autres gens. Loin d'avoir tout vu (plus de 1000 "artistes" et pseudos !) j'ai d'abord élagué l'affaire en écartant la décoration, puis j'ai affiné avec l'artisanat et enfin le trop conceptuel....Je suis surement passé à côté de belles choses !


 
Et c'est sûrement ma dernière biennale à Dakar (en tous cas dans cette galerie) !



Mais quelques excursions dans l'en dedans du pays m'offrent de vraies belles choses, sans mise en scène et sans artifice. Un petit tour dans le grand nord du pays, Saint Louis et Dagana, entre autres.




 



Fort Dagana, une adresse à connaître, un ancien fort sur un comptoir colonial réhabilité en établissement hôtelier, dans un site remarquable, sur les berges du fleuve Sénégal, à une dizaine de brasses de la Mauritanie..... 


Pour l'instant mon meilleur étoilé du Sénégal !



Et c'est sûrement pas la dernière fois que je m'y rend !


Le fleuve Sénégal à Dagana

L'ancien comptoir colonial de Dagana


 


vendredi 4 mai 2018

Il s'expose



 





Présent pour l'édition 2018 de la biennale d'art de Dakar, je présente 12 aquarelles à la Galerie Wéwé, rue Jules Ferry au plateau. Le thème de cette année porte le sceau d'un autre père de la négritude (après Senghor en 2016), Aimé Césaire à qui est empruntée l'expression "l'heure rouge". Extraite de sa pièce "Et les chiens se taisaient", "l'heure rouge" parle d'émancipation, de liberté et de responsabilité...
































L'heure rouge …


Cette exposition est une rencontre :

D'abord entre Madame Mensah et moi même.

Lors de mon arrivée à Dakar en aout 2016, j'ai eu la chance de rencontrer Issa Samb (Joe Ouakam) et d'exposer chez lui, dans sa cour, rue Jules Ferry. Perdu dans cette nouvelle capitale je m'égare en cherchant le site et me retrouve à Wéwé Galerie qui me guide et m'accompagne…..

Ensuite entre l'art moderne et l'art primitif.

En 1906 Picasso découvre, chez son ami Derain un masque Fang du Gabon et par la même occasion l'art primitif. Il crée en 1907 “Les demoiselles d'Avignon”, l'art moderne est là (avec l'aide de Manet et des impressionnistes, quand même ….). Plus d'un siècle plus tard et tout imbibé (trop ?) de culture occidentale, je pose mes valises sur le continent, au Gabon....

Puis entre la littérature et la peinture.

Carnettiste, j'utilise des collages pour structurer les fonds de mes aquarelles, des pages de vieilles éditions au papier jauni. Ces textes plus ou moins lisibles (plus ou moins recouvert de gesso) apportent une dimension supplémentaire bien au delà de l'esthétique. Le thème de la biennale :”l'heure rouge”, un texte d'Aimé Cesaire, résonne, le lien est fait …..













De formats variés, du petit 28x28 cm au plus grand 120 x 50 cm, ne sont présents que des portraits ou personnages et tous épicés à l'Afrique. Des reprises de grands maitres de la peinture comme Ingres, Vermeer, Hopper, Rockwell ou Manet, des modèles qui posent ou bien des portraits crées de toute pièces, tous répondent au thème de la révolte et ou de l'émancipation, par l'image ou par les extraits de littérature collé à l'intérieur et souvent par l'un qui résonne avec l'autre.

Vous n'avez plus qu'à venir voir.

Vernissage le 08/05 à 17h00,

à bientôt !









mardi 10 avril 2018

Chronique bucolique


31 mars – 6h00, Le réveil nous extirpe du lit encore une fois et comme tous les autres jours de la semaine, sauf que aujourd'hui, nous sommes samedi ! Merde !
 
Mais premier jour d'un week-end viaduqueste puisque combiné avec le lundi des œufs, des cloches et des lapins et le mercredi de la fête nationale qui étonnamment ne tombe pas ici un 14 juillet mais un quatre avril ….. quelle drôle d'idée ! 
Qui plus est jour d'anniversaire de mon grand de 17 ans,...
Putain 17 ans !
 
Dakar

 
Bref, nous profitons de cette occasion pour partir à l'aventure, à l’extrême est du pays, à la frontière Guinéenne, en pays Bassari.
 

7h00 Dakar, il fait encore frais, départ pour 10h00 de route....
On embarque sacs, eau, quelques courses et quelques enfants à bord d'un rutilant carrosse battant pavillon britannique (grande et petite). La route est belle et seul des convois de camions Maliens chargée comme des équipiers de Lance Amstrong et quelques barrages de police nous ralentissent.



Mbou, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Koumpentoum, Tambacound et enfin Wassadou. 


Au fur et à mesure de notre progression, les villages délaissent le béton et la tôle pour la terre et la paille, plus traditionnels et partout des sacs plastiques à perte de vue aux entrées et sorties desdits villages, plus navrant.
Notre véhicule est sûr, confortable et climatisé, heureusement, car après quelques 6 heures de voyage, nos estomacs et nos vessies n'y tenant plus, nous avons du agir pour subvenir à de basiques besoins primitifs et donc nous arrêter quelque part vers Koungheul. Surprise en ouvrant les portes de notre vaisseau, la température a augmenté d'une bonne vingtaine de degrés et l'humidité quasi disparue en deux dixièmes de secondes. Une brise ardente à assécher le gosier d'un breton nous cueille et nous cloue sur place.
Vite de l'eau, vite..., vite.... On repart !
Et quelques quatre confortables heures plus tard, quoique accompagnés de musiques parfois douteuses (;-) Paul), nous voila à notre première halte sur les rives du fleuve Gambie à Wassadou.
Un campement verdoyant en bordure du fleuve Gambie, repère de l'hypo, c'est dire la pépousité du site. 
Un peu roots, un peu romantique, un peu authentique ...ou l'inverse !
J' omets volontairement de citer le groupe villageofolklorique venu exceptionnellement à 20h30 nous offrir un spectacle inoubliable.
20h35 je suis dans mon lit avec l'excellent roman de Lilian Bathelot que je ne quitte plus depuis une semaine...NON, je ne lis pas lentement ! Je m'applique ! Et accessoirement m'occupe en journée !
 


 












Dimanche premier avril 7h30, bing, et voilà que ça repart pour encore 3h00 et des baguettes de route. Mais (en Afrique il y a toujours un Mais quelque part....) voilà qu'au bout de trente minutes, le délicieux ruban bitumeux se transforme en piste Syriano-Gabono-Tchetchène nous autorisant généreusement une progression à près de douze kilomètres par heure durant …....une éternité !
Faisant du même coup baisser notre moyenne et notre admiration envers la politique de désenclavement de ce putain de trou du cul du monde de merde.....pardon, je m'égare....


Enfin, une éternité plus tard, Kédougou, notre point de chute au Sénégal oriental, aux portes des pays Bédik et Bassari, classés en 2012 patrimoine mondial de l'humanité...s'il vous plait !
J'ai déjà rencontré des trous du cul bien moins titrés, ou dont la noblesse n'était que paperasserie administrative, ici, elle semble largement justifiée.



Situé juste au sud du parc du Niokolo Koba (pour les initiés c'est aussi un titre des aventures de Spirou et Fantasio : “Le grigri du Niokolo Koba” un des albums de la période Fournier) et à quelques encablures au nord de Youkunkun, dont il n'est pas nécessaire de préciser ici de quoi il s'agit, j'espère.

Très proche de la frontière Guinéenne, pas la Bissau, pas la de l'équato ni la nouvelle, le pays est vert et très vallonnée. Il laisse encore des possibilités de terre d'aventures....sportives, humaines, culturelles....

Lundi 02/04
Une heure de 4x4 plus tard que 8h00, nous garons notre britannique frégate à l'ombre d'un magnifique baobab à proximité du village Peul d'Ibel. S'ensuit une heure de marche pour gravir les quelques 300m de dénivelés qui nous déposent à Iwo, capitale du pays Bedik. Une petite ethnie qui se partage quelques villages, tous perchés et pleins de charmes. Jean Baptiste, le chef, nous délivre l'histoire de sa tribu dans un dialogue instructif, efficace et bien rodé.


Un joli moment dans le village plein d'humanité, Mais (je vous l'avais bien dit.....) quelque peu gâché par un guide auto-imposé, aussi gourmand qu’incompétent. La diplomatie ayant ses limites, je me débrouille pour faire comprendre mon mécontentement (j'avoue avoir quelques dons en la matière) que le “responsable” semble comprendre, tant mieux pour les suivants qui n'auront pas à subir une présence encombrante et inutile ne voyant en chaque touriste qu'un porte monnaie sur pattes, dénué de toute humanité !



Et puis ?

Quelques kilomètres de piste en latérite plus loin et nous sommes à Ethiolo, en pays Bassari le temps de partager un tiéboudienne et de se laisser conter quelques bribes de leur histoire.
Même pas gâchés par un guignol se prenant pour un autre.

Presque un peu déçu par tant de sincérité....
 







mardi 20 mars 2018

Exposition printanière

Comme l'an passé (mais un an plus tard !) je serais présent à l'expo 2018 du Dakar Women's Group ou je présenterais quelques extraits de carnets, principalement du Sénégal, mais pas que.
Quelques couleurs, de l'eau, de la colle, un peu d'encre, du gesso, du papier, du bois, du lin.
A la Place du Souvenir de Dakar, du 23 au 26 mars de 10h00 à 18h00 plus de soixante artistes seront présents, si vous êtes dans les parages .....














vendredi 2 mars 2018

Chronique hivernale

Il fait encore frais sur la ville, alors, après une longue concertation d'avec moi même et les membres de ma tribu, nous nous escapons vers d'autres contrées, des cieux plus purs, loin de toute pollution capitalistique.


Le phare des Mamelles, encore et encore !
Une nuit dans le désert, pas le meilleur choix climatique, mais un bon bol d'air pur, moyennant tout de même un Smic local par nuit.....un logique repère de toubabs pas si routards que ça !

L'océan à Lompoul



Quitter le brouhaha Dakarois pour après quelques heures d'épreuves itinérantes plus ou moins sécurisées, se retrouver dans les dunes, quasi seuls.




Sabrina










Un cheptel de pâles cagoles et quelques beaux dromadaires, à moins que ce ne soit l'inverse, sont venus ponctuellement troubler le calme presque monastique du site, sans intérêt aucun sur le fond, ni pour l'une ni pour l'autre espèce suscité.






Le camp


Du sable partout, quelques tentes mauritaniennes, une rare végétation, un petit bout de désert de 18 km² bordé par l'océan et de quelques villages Peuls qui cultivent moutons et carottes ... paisiblement .... très proche et pourtant un fort sentiment d'un univers distinct, très loin du Dow Jones, des bilans, prévisionnels et autres tableaux d'amortissements....Tous ces détails qui font le charme envoûtant des pays développés !











Le pommier de Sodome (Calotropis procera) et ses fruits verts sont comparables à des petites pommes ovales, d'où le nom vulgaire de roustonnier.




jeudi 8 février 2018

Chronique touristique

 



Il fait froid sur Dakar et la poussière de sable est encore là, partout.
Nous partons débuter l'année plus au sud, dans le Siné-Saloum.





 






Quelques heures de transport collectif, pour partager le plaisir de la route à plusieurs (!) et s'imbiber davantage du voyage jusqu'à Mbour. Terminus du bus,  il faut maintenant négocier un cabossé carrosse qui doit en toute logique (occidentale), nous acheminer à Palmarin, aux frontières du parc national du Delta du Saloum.
En gentleman, je laisse ma douce s'embourber dans d'interminables palabres pour savoir quand, qui, combien et avec quoi.....

Un attroupement de chauffeurs en tous genres s'installent et postulent au rôle d'heureux élu qui aura l'immense privilège de transporter la toubab family jusqu’à son lieu de villégiature !


J'observe tristement la scène, quelques romantiques relents coloniaux se dégagent mais aussi, je ne suis pas que naïf et de mauvaise foi, un petit fond d'entourloupe pour l'éventuelle manne financière que peut représenter un famille perdue dans cette charmante bourgade ou il n'y à absolument rien à voir et qui de plus n'a aucunes notions des us et coutumes tarifaires pour un tel périple ! Les chances d'y laisser quelques biftons supplémentaires sont grands, mais pas fatals...et tant mieux pour notre valeureux pilote !

Bref, quelques transpirations routières plus tard et nous voila simultanément arrivés et entiers en pays Sérère, à Palmarin. 



Un autre Sénégal, presque un autre monde, plus apaisé, plus traditionnel. 
Une bande de terre entre mangrove et océan,  jusqu'à Djifer pour finir sur la pointe de Sangomar.
La plupart des hommes sont, logiquement au vu de la situation géographique, non pas alpinistes mais pêcheurs, les femmes, elles vont chercher le sel dans des puits pour, essentiellement conserver le poisson pêché par ses messieurs.
Le monde est bien fait !