Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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mercredi 17 février 2021

Chronique hivernale

 Février 2021

 

 

7h58 je termine de  lacer mes chaussures de marche sur ma deuxième paire de chaussettes, ferme mon vieux blouson en duvet d'eider de notre époque nord américaine, ajuste mon bonnet de laine et pars remplir mon devoir de citoyen éclairant le monde, rien que ça !


Je sors.




Voila maintenant une dizaine de jours que la température oscille allègrement entre -15° et -25°.....Youpee !

Ce matin le mercure annonce un léger -21° alors que la météo officielle un ressenti de -28° (!) que je confirmerais au bout de quelques minutes, à quelques degrés près, lorsque les morsures du froid me bruleront les cuisses. Cela fait deux semaines qu'il neige régulièrement et que ce balte pays retrouve l'essence de son nom, étymologiquement parlant (baltas = blanc) en plus d'un hiver digne de la campagne napoléonienne dans ces ex-contrées tsaristes, bolcheviques, polonaises, teutonne....

Je dois auparavant (d'éclairer le monde.....) traverser ce qui doit être un des plus beaux cimetières de cette encore trop méconnue Europe septentrionale (et peut être davantage). Sans être un fanatique ni un dépravé (je ne pense pas...) j'aime assez me perdre, physiquement et plus, dans ces lieux. Celui-ci abrite toute l'histoire contemporaine et même davantage de ce pays. Avec son carré français regroupant les restes de la grande armée, le lopin Teuton, le vallon Polonais, l'esplanade soviétique et ses milliers de noms, la combe des martyrs lituaniens morts pour libérer le pays de ces suscités occupants et les nombreux recoins d'illustres politiques et artistes autochtones. L'ensemble reposant sous différentes croix et chandeliers à 7 branches, mais encore et surtout dans de belles collines sous de grands et vieux pins centenaires moussus.

Actuellement sous une bonne quarantaine de centimètres de neige glacée, de celle qui chante sous les pas comme du polystyrène (pour les spécialistes !) je croise de temps à autres  à ces heures presque indécentes quelques espèces de cervidés et autres phacochères endémiques.

J'arrive malgré tout à destination après une vingtaine de minutes en errances et tentations de sous bois.

Paré pour éclairer le monde, retour à la civilisation....

Enfin....

Ce mot a-priori bien joli, au moins à l'origine, et tout enrobé de belles intentions est et a été prétexte à l'occupation de la plupart des continents avec l'asservissement ou l'anéantissement de ses locales peuplades.

Et quand la cinquième puissance du monde civilisé nomme à la tête de son  gouvernement un individu au regard aussi vif qu'une carpe perdu dans le RER B, se partageant la palme du glamour avec un râteau sans manche et celle du charisme avec un pied de tabouret...ou bien l'inverse...

Et qui surtout atteint des sommets dans la médiocrité et l'amateurisme ... ou l'incompétence ? (voire les deux mon capitaine). Surpris que le peuple émette quelques hésitations ? quelques doutes ?

Houuuuuuu ! Théorie du complot ...

Il est facile de comprendre pourquoi je marche, pourquoi je ne suis pas pressé et combien j'aimerais m'y perdre......

....quelques temps....

            .....le temps que l'humanité se prenne en main....

                                 ............

                                            .....je ne suis pas près de quitter les arbres....








mercredi 11 novembre 2020

Chronique d'entre covid d'europe occidentale

  

 

Véhicule chargé, révisé, lavé, bichonné, prêt pour couvrir les 2700 kilomètres qui doivent nous conduire en région Occitanie et alentours pour notre périple occidentival 2020.

 

 

 

 

 

[Occidentival : adj, contraction d'occidental et d'estival, se dit surtout d'un périple se déroulant simultanément en été et en occident.] 


 

Première étape à la frontière germano-polonaise, en bordure d'autoroute (faut pas perdre de temps). Le charme discret d'un hôtel de passe pour routiers de l'ouest venant gouter les douceurs peu onéreuses des filles de l'est. Enseigne au néon clignotant, dorures en plastique, marbre en carrelage... le temple du kitch... jusqu'à la patronne, thon sur ton, maquillé comme un camion volé....

 

 

Bref, le lendemain le jour se lève aussi et le soleil toujours à l'est !

Traversé de l'Allemagne non stop, hormis une poignée de douaniers teutons curieux de notre carrosse encore immatriculé de l'amère patrie, circulant dans cette direction. On dira formalité administrative !

 

Deuxième halte  Besançon, rien de notable, centre commercial de banlieue.... Le charme d'une urbanisation commencé il y a un demi siècle, un peu à bout de souffle. Version optimiste et politiquement correcte.


S'ensuit des autoroutes payantes, des aires toutes identiques et des stops plus ou moins heureux.

 

 

 

Deux semaines hexagonales, assez pour ne plus avoir envie d'y revenir. La métamorphose m'éloignant de ce pays aux lumières éteintes s'accélère .

 

 

 

Re-bref, plus vieux d'un demi-mois, nous revoilà dans la charrette, chargé, lavé bichonné, cap au nord est.

 

 

 

Retour  Vilnius.

 

 

Encore sous le charme de la ville, de ses forets, de ses lacs, de la mer Baltique et du vent du nord.







 

Hummmmm !

samedi 15 août 2020

Chronique estivale des confins de l'Europe

 Départ Vilnius, capitale de la Lituanie, direction plein nord sous un ciel d'une lumineuse grisaille. Oui, il existe ici toute une palanquée de gris, oserais-je dire une cinquantaine de nuances.... (il a osé !)  et celui-ci était lumineux du genre limite éblouissant.

Vilnius

La route est belle, parsemée d'averses estivales exaltant les odeurs de foin frais, un petit vingt-deux degrés (ressenti vingt-deux degrés ....le monde est bien fait !) parfait.

Première halte après une poignée d'heures de route dans le parc national de la Gauja en Lettonie (deuxième pays Balte en partant vers la Russie). A la latitude approximative de Riga (la capitale). Nous étapons dans la charmante bourgade de Sigulda. Logée au creux d'un méandre de la rivière Gauja (d’où le nom du parc ! vous suivez ?) et au centre de plusieurs châteaux aux romantiques légendes de contes débiles, dans une nature exubérante (en cette saison), opère un charme paisible et serein, balte ?

La Lettonie qui au premier abords diffère peu de notre pays hôte, de belles bourgades aux banlieues soviétiques, une belle capitale, une langue....incom....difficile d'accès elle aussi et un climat quasi similaire. Il faudra absolument approfondir l'affaire.

Le lendemain, sous une grisaille estivale plus diffuse bien différente de la précédente lumineuse, nous prolongeons cap au nord pour la plus intimiste des capitales baltes. Aux effluves scandinaves, médiévales, bolcheviques et contemporaines, Tallinn a quelque chose d’ensorceleur.  Déjà le Nord ! Par la lumière si particulière, et aussi surtout par la nuit ne dépassant pas, à cette période, le tiers de la journée d'ensoleillement.

Ensoleillement étant le nom officiel pour désigner la source lumineuse qu'ici nous avons parfois un peu de mal à attribuer à notre étoile préférée.

Pour être totalement objectif il faudrait revenir en novembre ou février.....

....mais comme je me fous de l’objectivité, je ne suis pas guide pour touristes, je préfère de loin ma mauvaise foi bien subjective !

Vive la république !

Et vive la France !

 

lundi 3 février 2020

Chronique de décennie !

Décembre 2019
Alors que les pays Baltes devraient s'étouffer sous une épaisse couche de neige, qui justifierait leur appellation, nous quittons Vilnius, route ouverte pour transiter paisiblement vers 2020 sur l'isthme de Courlande ....

... Bande d'incultes ....

Situé à l’extrême ouest du pays, contre la frontière Russe....

Dunes et lagune
....Décidément .....

OUI ! La Russie s'est octroyé une enclave européenne sur les berges de la mer Baltique lors de la séparation des états de l'union, pour profiter du bon air et garder un souvenir de leur grandeur, snif !

Certains médisants avancent qu'ils y auraient aussi quelques bases militaires avancées ....

Théorie du complot !





Situé à l'ouest du pays, disais-je, l'isthme sépare la mer baltique de la lagune, elle même étant le déversoir du fleuve Niémen qui y finit en delta. Plus grand fleuve du pays, célèbre pour avoir, en juin 1812, laissé passer les troupes de la grande armée se rendant à une bien belle parade sur la place rouge. A noter que le passage fut bien plus glorieux à l'aller qu'au retour, pourtant facilité par le moindre nombre de participants, 440000 à l'aller contre près de 30000 au retour !
Nida
Ah quand même !

Les quelques 400 000 pauvres âmes errent encore entre la place rouge, le fameux passage du Niemen et le non moins célèbre de la Bérézina ou contrairement à 2019, il neigeait on était vaincu par sa conquête, pour la première fois l'aigle baissait la tête ......

L'isthme de Courlande disais-je, ou la frontière d'avec les rouges coupe cette fine bande de dunes et de forêts en deux et se présente comme un véritable paradis.
Nida
Quatre villages seulement côté Lituanien, Juodkranté, Pervalka, Preila et Nida. Le dernier se partageant égoïstement les points touristiques de la zone. Quasiment entièrement classé en réserve naturelle depuis l'abandon (officiel) de l'union, le site est particulièrement préservé et sauvage.
La dune Parnidis, qui culmine quand même à 52 mètres offre un point de vue assez remarquable sur la zone, un micro désert de dunes s'étend vers la Russie au sud et au nord vers le village de Nida, son phare (je suis sauvé !) et des forêts à perte de vue. A l'ouest la mer Baltique et ses vents scandinaves nous rappellent la localisation géographique.
Sur la même dune un bronze grandeur nature de Jean Paul Sartre...

LE phare de Nida
Bandes d'incultes ...

Invité par Nikita Khrouchtchev pour rendre visite à la nation mère, le couple (JP et son Castor) vient en 1965 et choisit de faire une halte en Lituanie avant une rencontre officielle à Moscou avec les dirigeants soviétiques. Un choix visiblement artistique et légèrement manipulé par le puissant système pour exposer à la face du monde l'adhésion des intellectuels occidentaux  à leur modèle de société. Même et surtout en territoire occupé !

Les visites occidentales étant plutôt rares à l'époque, il y fut accueilli en véritable star de l’intelligentsia.

Il faut dire aussi que tous n'étaient pas autorisés à être traduits dans les républiques annexés.

Les Lituaniens ne connaissaient pas Camus !

Dommage !



lundi 6 janvier 2020

Chronique (encore !) de mauvaise foi mais à peine !

14/12   Quelque part au dessus de la Pologne à moins que ce ne soit la Slovaquie, rien de bien précis. Entre Varsovie et Budapest, c'est une évidence puisque parti de l'aéroport Frederic Chopin je me rend dans la capitale Hongroise, terminus Franz Liszt Airport, on apprend en même temps quelques nationalités de célébrissimes peintres (!) de l'Europe de l'est. 

Trois jours, avec Sylvain Tesson en compagnon de voyage, j'ai eu été moins bien accompagné:
"...Lassé depuis longtemps de la France, de ses régulations, des charcutiers poujadistes, des socialistes sans gêne, des géraniums en pot et des ronds points ruraux ..." la liste n'est pas exhaustive ....peut être les effets de l'altitude ? Mais je crois que j'aurais bien du mal à revenir y vivre mais demain ???? une fois posé ????
 
Pont des chaines soleil levant
17/12    Retour sur terre...

Budapest..... tout un flan en amont, surement trop, du coup grosse déception (en aval, faudrait suivre un peu !), même si je ne m'attendais pas à forcément à du grandiose. 

Un gothisme flamboyant flirtant avec un art nouveau très décrépit, une splendeur passé kitchissime et un incivisme polluant. Dénué de charme et sans élégance, le flamboyant écrasant tout de sa vulgaire aura.

Pont des chaines soleil couchant





Si c'était une femme, je dirais Kim Kardashian, sans connaitre cette brave dame ni présumer de sa profondeur (d’âme !).
Une espèce de chose que l'on suppose avoir été naturellement attrayante à une époque, mais à trop vouloir y faire, à trop vouloir en faire, le charme n'opère plus que sur la médiocrité triomphante.

Parlement
Compagnies charters, encarts publicitaires dans l’Équipe, Voici et compagnie, tourisme de masse, le genre bipède à selfie, pochette Sergio Tacchini et chaussures Gucci, souvent derrière un guide à parapluie rouge....
 
 
 
 







C'est bon ?

Vous situez le problème ?



Peut être aurais-je du prendre en livre de chevet "ma vie, mon oeuvre" de Lionel Messi, ou même sans le connaitre non plus (décidément il ne fait aucun efforts !), le contraste eut été moins pire.



Pourtant, en sortant, même très légèrement, des territoires occupés, l'espoir subsiste, la résistance est organisé.



Des petits zincs populaires, dans leurs jus de l'épopée bolchevique, qui respirent les vrais gens (les zincs ! Pas l'épopée !) et la vraie vie. Pourtant eux aussi doivent subir et surement profiter des miettes de ces hordes d'envahisseurs (l'histoire se répète !), avec assez de recul et de dérision (l'expérience....)pour y résister encore.






06/01 Bonne année à tous et ne lâchez rien !


mercredi 27 novembre 2019

Baltijos kronika

Hormis les (rares) rencontres avec l'humanité (comprendre des rapports entre homo-sapiens plutôt civilisés), parmi les plus belles choses qui me font triper, c'est de loin les voyages qui emportent la mise, surtout parce qu'ils augmentent souvent les chances d'accéder aux rencontres suscités, mais pas que.
Alors comme il me reste encore quelques coins du globe à découvrir, et même quelques coins mythiques, ça tombe bien....


Vilnius

Ne cherchez pas forcément d'antiques références à mes mythiques coins, c'est ma mythologie à moi avec un classement qui m'est propre et totalement subjectif, souvent de mauvaise foi, et je vous emmerde !
La plupart du temps il s'agit d'un mescladis politico-géographico-historico-romantique, une recette personnelle au dosage aléatoire dont je me garderais bien de donner la posologie. Peur d'y retrouver des hordes de touristes quittant les stations balnéaires bétonnés de France , de Navarre et même de plus loin en Afrique et venant piétiner mes rêves avec tongs, sandales ou même pieds nus !




Me voila donc sous d'autres latitudes peinard parti pour un mini road trip novembresque.


C'est fait, nous prenons tôt la route ce matin pour aller à sa rencontre. 


Vilnius
Nous quittons Vilnius pour Kaunas (prononcer kaônass) l'ancienne capitale et deuxième ville du pays, que nous ignorons royalement et laissons de côté pour continuer vers Klaipéda (prononcez comme vous voulez !). Dernier port en eau libre et troisième ville du pays que nous évitons quelques kilomètres en aval pour monter plein nord.







Palanga
 Arrêt à Palanga (comme ça se prononce ) à portée de brouette de la Lettonie et à près de 350 kilomètres de la capitale.
On gare le vaisseau dans le centre de la citée et terminons à pieds.


Elle est là je l'entend !

Elle m'attend surement me plais-je à penser, sous un ciel chargé et un vent froid qui vient de Scandinavie, assez fort pour parsemer l'étendue d'écume mais insuffisant pour nettoyer le ciel. Tant mieux !

Les conditions sont réunis, il est 15h00, déjà les ombres se font grandes et la forêt vient s'échouer sur le sable ocre sur des kilomètres. 
Des perles d'ambres se mêlent parfois aux algues et bois flottés (d'après Loreta).
Au loin quelques ferrys errent, quelque part entre Riga et Gdansk, le ciel est grand et le soleil perce.....

j'avais pas imaginé mieux.

Juste le temps d'immortaliser la rencontre (in situ, comme toujours), ci dessous :

La mer baltique à Palanga







 Et voila que vingt-quatre heures après nous repartons , déjà le chemin du retour. 

Un petit détour du côté du Parc national de Žemaitija, qui abritait durant la grande époque du jeu de celui qui à la plus grosse (la guerre froide, pour les non initiés) un site bâti et exploité par les soviétiques dans les années 60 d'une base de missiles assez impressionnant ! 

Les restes d'un passé encore présent.



samedi 26 octobre 2019

deucentiaimeu chronique !

Mardi 24 septembre 2019


La Néris à Vingio parkas
On y est, les températures sont négatives, Déjà !
Pas d'été indien, voila l'automne à peine installé que les degrés tombent comme les feuilles.

Ça pique un peu le matin.


Sinon quoi ?






La ville regorge de pépites, d'ambre bien sur, le célèbre or de la baltique, mais bien d'autres encore. 

Cimetière d'Antakalnis, Vilnius
Le cimetière d'Antakalnis, tout en collines centenaires sous de grands  conifères verdoyants, à moins que ce ne soit l'inverse, fait presque envie d'y séjourner, tant tout y est ordre et beauté, luxe calme et volupté.

On y trouve, entre autres inspirations Baudelairiennes, quelques endémiques célébrités historiques, un carré ou repose les restes de quelques milliers de soldats de la grande armée....

Mais si ! Celle du corse mégalo ! Le nain aux ambitions inversement proportionnelles à sa taille !

De retour de ce qui à failli être quelque chose, une grande partie de ces valeureux guerriers est venue fièrement s'échouer pour la grandeur de la France au retour de la traversée de la Bérézina....

Naaaan j'déconne !

...Ces pauvres bougres pour la plupart, venus périr lamentablement de faim et de froid sur les berges de la Néris en décembre 1812.

Quelle belle aventure humaine !

Le château de Trakai dans la matinale brume
 
Sinon, un lopin polonais et un monument démesuré à la gloire soviétique.... 
Enfin, démesuré en rapport à ses voisins du site parce qu'en ce qui concerne le contingent sacrifié pour libérer l'Europe entre 43 et 45, l'échelle est scrupuleusement respectée.
Pas de carré américain, ils n'auraient de toutes façons pas supporté d'être à l'ombre de l'axe du mal bolchevique.
Le cimetière à lui seul pourrait conter l'histoire agitée du pays et de ses colons-occupants, tout du moins pour l'histoire "moderne".
Kalvariju (le calvaire), Vilnius


Aux alentours du XIV éme, les prussiens sont positionnés à l'ouest, sur les bords de la Baltique, à Klaipeda, les polonais après des siècles d'alliances plus ou moins équitables règnent sur le sud le centre et ses alentours et ensuite les ruscoffs, qui s'approprient la quasi totalité du pays.

Les allemands l'envahirent (surprenant non ?) pendant la première guerre mondiale et en 1918 le pays gagne son indépendance.....de courte durée car polonais et russes ne cachent pas leurs ambitions.
Et ce sont les polacks qui vont gérer Vilnius en 1920. La capitale Lituanienne devenant alors Kaunas (à une centaine de kilomètres de là). 
La deuxième guerre mondiale et son chapelet de gourmandises permet aux allemands (encore !) l' extermination des juifs (quelle sale manie !) du pays surnommé alors la Jérusalem du nord.


Encore Trakai dans la brume



Enfin à la victoire des alliés la triomphante URSS reprend ce qu'elle pensait être son du. Elle n'aura pas grand chose à envier aux méthodes gestapistes pour maintenir l'ordre sous la peur et la torture. Garantissant même, pour les plus nationalistes, un séjour de quelques années , en formule "all inclusive", dans un centre de vacances en Sibérie avec leur agence de voyage Kagébé-goulag. 
Ce régime perdurera jusqu'en 1991 ou dans le sillage de la chute du mur, la Lituanie sera un des premiers pays à quitter l'union.






Et puis ?

Et puis nous voilà au vingt-et-unième siècle ! 
Intégrés à la zone €uro depuis 2015, le pays, ou au moins la capitale (qui entre temps est redevenu Vilnius, vous aviez compris) a plongé dans le libéralisme économique avec fougue.
Mais on n'efface pas des décennies de gestion administrative, que l'on peut qualifier de pesante, d'un claquement de doigts, pas facile.
Aussi, pour un occidental moyen est il facile de retrouver, par des attitudes, par une froideur et un automatisme bureaucratique, par l'architecture, par un mescladis de méfiance-enthousiasme vis à vis des étrangers les séquelles de ce proche passé. 
Ajouté au charmes de la vielle ville et de ses autochtones créatures l'ensemble est d'un apparent romantisme assez enthousiasmant.

Et puis ?
Des marchés comme on n'en a pas fait depuis longtemps , avec des vrais gens dedans, des puces aux forts accents militaires et industriels issus de ce passé au sein de l'URSS pas totalement digéré, mais c'est encore très frais !

Vilnius
L'histoire du pays, de la région, se fait, ici et maintenant, et nous y sommes ;-)




vendredi 20 septembre 2019

Chronique de la Baltique






Vendredi 16 aout 2019, 17h00, Vilnius





 Et voilà l'été 2019 qui s'étiole doucement, préparant septembre dans la douceur d'un après tornade, ou seule une escapade mézoise à fait figure d'œil du cyclone. 





Le St Clair depuis Mèze
Dans une atmosphère tendre et fraiche sous un franc soleil Balte, voilà 48 heures que nous sommes arrivés dans la capitale lituanienne. Un road-trip de trois jours à traverser l’Europe quasi d'Ouest en Est nous y a conduit. 
Pas de tourisme des kilomètres.
Efficace.
Entrée sur l'autoroute à Séverac d'Aveyron, au kilomètre 49, et sortie au kilomètre 2341, du coté d'Augustow, nord Pologne !
Logés provisoirement au sud de la vieille ville dans un quartier post soviétique tout droit inspirant la foire aux immortels. Un incroyable charme architectural mélancolique assez indescriptible, mixage de barres de béton bolcheviques délabrés, de villas et de palais baroques, de décadence contemporaine et futuriste. 





L'ensemble délicieusement agrémenté d'adrianesques créatures tout en jambes et en blondeur donne un résultat aux premiers abords plutôt séduisant.
Cocktail baltique ?







Samedi 24 aout 2019, 15h00, Vol Finnair AY 1108

Encore un avion !
Après une semaine de recherche infructueuse et accessoirement décourageante d'un logis pour nous abriter des rudesses hivernales Baltes, me voilà reparti (déjà!) pour Bruxelles, via Helsinki, installer “le grand”.
Mat quitte le cocon (pour l'instant en chantier, donc!) familial, c'est la logique des choses, pour s'en trouver un dans la capitale de la BD, de la bière et du second degré.
Dans une poignée de jours je serais de retour, pas bredouille je l'espère, pour retrouver le reste de la tribu maintenant lituanienne. En attendant je survole la mer Baltique et ses myriades d'iles, ses ferrys (comme chez Dominique A) et sa côte en dentelle.
Arrivée Bruxelles prévu à 18h00.

A gauche Bruxelles, à droite l'Aubrac
Mardi 27 aout 2019, 12h00 Vol Finnair retour,

Quelque part avant Helsinki, Mission accomplie.
Voila notre étudiant logé dans la capitale européenne. Après un petit coup de baguette et du sort, les relations artistiques africaines ont usées de leur magie (noire!) pour dénicher à Schaerbeek un quelque chose qui ait du sens.
Merci à Aline, Benoit, Jeanne & Basile pour leur vraie gentillesse et big up à Delphine pour la Dakar-connection.
 

Vendredi 20 septembre,

Les berges de la Neris à Vilnius


....Encore en retard dans la publication .....
Les choses se mettent en place, doucement, surement, mais prennent du temps....




Les températures baissent comme nous ne l'avions pas vécu depuis une décennie. 


 



La ville est toujours magnifique, les couleurs automnales rajoutent encore une couche romantique à l'affaire pourtant déjà bien marqué.




....vivement l'hiver .....




lundi 17 juin 2019

Départ


Faire ses valises pour fuir quelque chose ou quelqu'un, pour chercher l'herbe verte.
Se barrer pour de bonnes raisons ou bien sans raison.


Le ponton du Bazouk, dans le Siné Saloum
Sur un coup de tête, un coup de cœur, un coup de sang ou un coup de poing.
S'en aller pour mieux revenir ou pour y rester.
Se casser sans se déplacer.


Le ponton du Bazouk, dans le Siné Saloum
Larguer les amarres pour ne pas voir se tailler les autres.
Mettre les voiles en égoïste ou pour partager.
Lever l'ancre pour les autres, pour chercher une autre humanité, pour chercher l'aventure.


Le ponton du Bazouk, dans le Siné Saloum
Partir pour vivre, partir à point, partir en fumée, partir !


Le phare des Mamelles

Mille et une raisons de découvrir d'autres horizons,
Mille et une raisons de quitter l'ici,
Y laisser des gens et des moments
Des morceaux de vies, 
Comme partout,
Comme pour tout le monde...



Le phare des Mamelles

Je quitte le continent, déçu de ce que j'y ai trouvé. Je le pensais romantique, révolutionnaire, humaniste, libre. Mais mon petit esprit étriqué d'occidental moyen n'y a rien trouvé de tout ça.

Le ponton du Bazouk, dans le Siné Saloum

Entièrement responsable de cette déception, le petit blanc y était venu avec quelques espoirs dans l'espèce humaine, mais une fois passé la barrière de l'exotique folklore.....
               .....Quelques colons nostalgiques, parfois depuis plusieurs générations....
                   .......de la misère et pas que financière....
                         ........des fardeaux de traditions et une chape de religion.

Incapable de collaborer à ce voyeurisme et à m'acheter une conscience en faisant de "l'humanitaire" de Toubabs qui ont LES solutions aux problèmes autochtones. 
Je lache l'affaire.





Ma petite expérience africaine se limite malgré tout à sept années partagés entre l'Afrique centrale et l'Afrique de l'ouest, quelques incartades à l'est et au nord du continent me semblent insuffisantes pour l'englober dans cet opinion. Seule l'Afrique australe ou sans y avoir vécu j'y ai séjourné assez longtemps pour pouvoir exprimer un avis, correspond malgré tous les problèmes qui perdurent, à mes espoirs dans l'humain. Alors peut être.....