Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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jeudi 14 mai 2015

Cocobeach

Week end prolongé, un parmi cette longue série des mois à venir,
direction Cocobeach .....
Un nom qui sonne comme une plage de débarquement de 45,
où un spot Hawaïen pour surfeurs péroxydés...

Que nenni, que nenni


  

A une centvingtaine de kilomètres de Loubève (un des petits noms de la capitale gabonaise), soit  4 heures de route/piste dans un état plus ou moins digne de son appellation, direction le nord, juste en face de la Guinée-Equato, à porté de pirogue de celle ci, presque de dos crawlé.






Un estuaire (du Mouni) nous sépare de ce voisin hispanophone, le dernier et le seul sous ses africaines  latitudes. Régulièrement sillonnés par des frégates de l'armée qui dissuadent ainsi toute tentative  d'invasion démocratique dans cette belle dictature cocotière de papa Obiang, qui s'auto-octroie le pouvoir régulièrement depuis 1979 !
1979 l'année du coup d'état qui l'a placé au sommet du pays et, depuis, tous les 7 ans et grâce à un suffrage démocratique à plus de 95% des voies, le peuple lui renouvelle toute sa confiance.

C'est beau la vie sous l'équateur !



 
Un monument aux mort daté de 1920, remodelé en 2008 trône fièrement aux abords du village et commémore une bataille de 1914 entre, quelle surprise, Français et Allemands (à l'époque colons au Cameroun). L’Europe exporte donc aussi ses batailles et en fait allègrement profiter ses esclaves, colonisés en les impliquant dans la possession de l'Alsace et la Lorraine, ultime honneur pour les sauvages autochtones que de mourir pour une si noble cause !
Ci contre la plaque commémorative, tous issus de la 7ème compagnie, ça ne s'invente pas, pas un visage pâle parmi les victimes, surement une coïncidence. 
Et cette signature, qui sonne comme une fatalité, "Mort pour la France", déjà un Durand ou un Martin ..... alors là ......





Un décor de carte postale des années 70, des belles plages parsemés de villages de pécheurs essentiellement nigérians qui sèchent et fument sur place le résultat de leur pêche pour alimenter les marchés de Libreville et d'ailleurs.





Au nez et à la barbe des suscités frégates et après arrangement avec les services de l'immigration et des fraudes gabonaise présente ici aussi, les piroguiers pécheurs alimentent la ville et les villages alentours de spécialités contrebandés du voisin de juste en face.
la Guinée-Equato ne produisant rien de différent de ce qui se fait ici, et déjà ici il ne se produit pas grand chose, les produits sont en toute logique  originaire du colon historique, (il existe encore un Malabo-Madrid direct !) et je suppose que le circuit est identique dans les deux sens.
Tabac et alcool d'origines Ibérique se trouvent donc aisément dans les bars et maquis locaux et donnent au séjour un goût de vacances à l'européenne.

La mer, une terrasse et de la San Miguel.

Viva España !







vendredi 1 mai 2015

En mai fait ce qu'il te plait

Comment résister au "tous pourritisme" vers lequel on nous conduit gaiement.

Je dis "gaiement" pour sonner dans le texte,  mais ce genre d’abject abcès démocratique, dont je fais mon fond de caisse en ce joli début mois de mai, continue d'agir en toute impunité à nous vendre sa mauvaise soupe comme si de rien n'était.


Quartier Ambowé, à loubève
Il n'est surement pas le seul dans cette infâme cantine, mais lui, la cerise de trop sur le gâteau, prêche la bonne parole. Grand pourfendeur (selon ses propres paroles) des fraudeurs du fisc, ce qui pourrait partir d'un bon sentiment, frauder le fisc quand on ne crois pas (ou plus) en la monarchie gouvernante est plutôt bandant, mais quand on appartient à cette même troupe du cirque dirigeant, c'est ...

déplorable n'est pas assez fort,
miséreux trop compassif,
peut être pathétique....
Difficile de trouver l'adjectif correct sans tomber dans la facilité du vulgaire dont je m'interdis de glisser dans ses nobles pages !

Saperlipopette de tabernacle. 



Chez les sœurs bleus de Lambaréné

Vous aurez tous reconnu, sous ses aspect d'honorable représentant de commerce du siècle dernier, au bien trop beau sourire tout droit sorti d'une publicité pour un dentifrice bon marché trouvé chez le monoprix du coin de la rue, le député des Bouches du Rhône, Messire Tian, cité dans l'excellent article de Mathilde Mathieu pour Médiapart daté du 24 avril dernier.





Vue sur l'Ogooué de la mission Ngomo
Ce noble élu du peuple, noble étant aussi utilisé pour sonner dans le texte, a omis, le fait de déclarer avoir malencontreusement et sans faire esspré planqué épargné quelques deniers durement gagnés, en Helvétie.

Le grand air,
La montagne,
Les chants d'éléphants,


Après tout quoi de plus naturel, un petit million et demi d'€uros un peu palot, anémiques, défraichi, Hop, Hop, un petit séjour sur les berges du Léman et voila.
On ferait tous pareil pour nos enfants non ?

Pourfendeur des fraudeurs du fisc ! Quel héros démocratique !


L'hopital Schweitzer et l'Ogooué













vendredi 10 avril 2015

Des traces

Attablé à ma terrasse préféré Librevilloise, LA terrasse, tant le choix est restreint, j'observe la vie de la citée capitale suinter lentement, au rythme des goutes de sueur le long de mon cou, tout ça, sous, et malgré une brise marine bienfaitrice.


Une des plus belle plage de Santa Clara
Situé dans ce que l'on pourrait occidentalement nommer le centre historique, au sein d'un relativement (1936) vieux bâtiment colonial, un des derniers de la place.
Houlà ! pas l'once d'un début d'ombre de nostalgie coloniale dans mes propos, loin s'en faut, mais je reste toujours étonné de cette étrange manie de vouloir effacer le passé, quel qu'il soit.





 

En face, juste en face, de ma position géographique actuelle, un terrain vague parsemé de monceaux de briques et de charpentes de ce qui était il y a encore peu de temps une bâtisse du passé, autre signe de l'histoire du Gabon. 
Il y a quelques mois, un an peut être, c'était l'ancien hôpital du centre, Jeanne Ebori, une grande bâtisse au design très seventies, pfffft !



Surement une histoire de trace


La serpentesque toiture de l'IFG
Chacun ici bas (ou ici haut, c'est selon) voulant laisser la sienne, et, peut être incapable de faire mieux (ou moins pire) ou bien par manque de modestie, de respect, on rase celles des anciens. Dans le cas présent peut être un petit gout d’œdipe, je rappelle pour les quelques incultes encore présent dans ces lumineuses pages, qu'au Gabon la dictatomonarchodémocratie se conjugue de père en fils sous la haute bénédiction de la France.


Avant moi le néant 


Pas de passé, étrange façon de concevoir les choses, d'autant que les dernières réalisations dans le domaine sont bien loin de l'avant garde, de la garde et même de l'arrière garde de la création architecturale contemporaine.
La dernière en date, la cour constitutionnelle, est d'un kitchissime-néo-classique plutôt de mauvais gout, à la limite de l’affligeant. Une mauvaise langue pourrait même pousser la réflexion jusqu’à envisager l'éventualité d'un lien de parenté avec le pseudo architecte et le roi, donneur d'ordres.
Jour de rugby au stade de l'amitié





....tu vois le mal partout.....
....théorie de complot....
....pessimisme....







Peut être, mais en tous cas il est sur que lui, roule en Cayenne ou en Hummer !

Le gout prononcé et acide du Bling Bling commence à sérieusement attaquer mon capital sourire.

Il faut faire quelque chose.







dimanche 1 mars 2015

La fuite.

Les semaines s'échappent, toujours et encore déplorablement rythmés par de somptueuses coupures électriques, modérant ainsi les quelques bribes d'ambitions subsistant à ses trop chaudes journées.

Les lumineuses périodes elles mêmes délicatement saupoudrés d'absence de réseau internet ... 
Il ne faudrait pas que le peuple se pâme devant tant de confort occidental si facilement accessible !

Pas le temps de s'emmerder !


La pointe, côté estuaire
Pour ne pas se lâsser trop vite de ces jolis moments, départ un weekend, juste en face, de l'autre côté de l'estuaire et déjà un autre monde à trente minutes de pirogue.
Loin des poubelles suintantes, des incessants taxis et autres décorations urbaines  qui obstruent avec grâce routes et caniveaux, pourtant largement dimensionnés pour évacuer les torrents de tsunamis irriguant actuellement la saison dite, à juste titre, des pluies !




La pointe côté savane





Un grand ciel, de l'espace, on respire. 






Encore la recherche d'un hypothétique ailleurs, d'un ciel toujours plus grands mais surtout limiter le plus possible l'avilissante image  de l'espèce humaine jouant au citoyen de grande (au sens noble) ville.


La pointe côté océan sud





 ....vais finir avec quelques Lacaunes sur le Larzac moi .....








[Pour les (rares) ignares s'étant perdus dans ces brillantes pages, Lacaune, en plus d'être le diminutif d'un bon nombre de cagoles,  est le nom d'un bled tarnais avant d'être celui d'une race de brebis officiant essentiellement pour roquefort. Roquefort étant aussi un bled, aveyronnais, avant de donner son nom au célèbre fromage surtaxé de 100% aux usa pendant plus de deux ans, et toujours vivant....comme quoi......]



La pointe côté savane bis

Sinon, je ne désespère pas, encore, de la nature humaine, il m'arrive, pas très souvent il est vrai, de croiser   quelques bipèdes éclairés, eux aussi espantés par tout ces cac40 et autres Daw Jones surréalistes, sans aucuns liens avec les potes à Salvador (de Cadaquès, pour les quelques ignares encore présents) du mouvement éponyme.




Croiser,

Effectivement notre vie quelque peu nomade favorise les croisements et aussi, forcément, le  turn over. Mais quelques croisages, parfois même que de quelques minutes, valent bien mieux que certaines fréquentations à long terme. Un vrai regard, quelques mots sincères et justes.


La pointe côté océan nord





L'éphémère ajoute à l'intensité.








Certain(e)s appliquant cet adage aussi aux relations amoureuses qui du coup stagnent à sexuelles. 
Ce qui en soit peut être une finalité aussi....
          .....un palliatif,
          .....pas très romantique, avec un lien certain pour les potes à Friedrich ou Turner (mes préférés) du mouvement, là encore, éponyme.

Cap Estérias, le parc à huitres



Et sinon ?


L'Asie me semble être un bien beau continent ........



 



La pointe de la pointe côté Elbèv





samedi 7 février 2015

Equateur quotidien.

Le peuple n'est pas content et les étudiants sont dans la rue. Une vieille tradition, sans doute hérité du bon colon. 
Sur la forme, car sur le fond, l'UOB (Université Oli Banga) n'a que peu de points communs avec la Sorbonne, même celle d'il y a 47 ans.....Putain, 47 ans !
La monarch... démocratie locale maintenant allègrement au rez de jardin les besoins de ses futurs cadres. 
On ne change pas une bonne vieille recette. 

Euhhhhh..... futurs cadres est la formule officielle, car seuls les concernés eux mêmes pensent ils le devenir un jour, la réalité est que les élites de demain se forment chez Barack pour les plus libéraux, Babeth pour les plus conservateurs et Flamby pour les moins rancuniers !
Et eux ne descendent pas trop dans la rue, non Môsieur, sauf pour s'octroyer le supplément éco. du figaro quand Firmin est malheureusement indisponible. La rue c'est pour les gens, nous, nous sommes trop content de bénéficier d'un privilège dont la plupart n'ont jamais vraiment mhérité.

[ mhériter : v. 1er grpe, contraction oralement imperceptible de mériter d'hériter. Crée simultanément avec les privilèges et la monarchie, son utilisation perdure essentiellement grâce à sa discrétion d'utilisation. A noter qu'en France il disparait officiellement du langage courant, étrangement au même moment que la subite et soudaine fin de règne de Louis XVI, et ce, afin de calmer quelque peu les ardeurs de ce peuple de braillard.]

Les forces de l'ordre (!), ne riez pas, c'est réellement leur officielle dénomination, même si la moindre parenté avec le sens premier du terme n'est pas d'une transcendante évidence. Pour la deuxième partie du nom s'entend, car la première colle à la réalité comme le morceau de salade sur la dent du pauvre Charles-Edouard ayant au dernier moment arraché une place au diner de charité du rotary pour approcher l'inaccessible Mme de Kelkechause ! 

L'Ogooué à la Lopé
Les forces de l'ordre, donc, interviennent avec tact et romantisme, comme à leur habitude.  Une habitude qui n'a rien d'endémique puisqu'en France aussi (une référence en la matière) la poésie des hommes en bleus est une grande tradition, largement approuvé et apprécié par le peuple, parfois éprouvé. 
J'en veux pour preuve l'ovation qui leur a été réservé aux suites du tragique épisode Charlyien.

 

Et sinon ?


La vie continue, avec trop peu de place pour mon activité favorite qui consiste à rester, quasi statique, devant un lieu quelconque, voire insignifiant,  pour la plupart de mes contemporains. Et, au bout d'un temps indéfini, déposer à l'aide de quelques malheureux poils de martre rouge quelques pigments humides sur un support lui même dans un état aléatoire d'humidité avancé !

Encore l'Ogooué, toujours à la Lopé

What else ?

Des projets, 

          géographiques....

             artistiques....

            et professionnels !
 




 



samedi 17 janvier 2015

Voeux


L'année commence, comme assez souvent en janvier, est il nécessaire de le remarquer, avec son lot de bonnes paroles....


  

Quand une bande de clowns gribouillants jouant avec des couleurs sur du papier s’arrêtent sur deux frangins se croyant très proches du copain imaginaire.

Ils déboulent, alors, avec des armes de guerre pour venger une hypothétique offense au patron du susnommé copain.

- Logique -

 La suite n'étant qu'une conséquence des crimes commis par nos clowns, faire rire, pas d'autres issues que l'exécution sommaire de la bande. Avec, pour la route, une trucidation d'une poignée d'innocents qui passaient par là, on n'est jamais trop prudent, peut être étaient ils complices.

- Logique -






Une fois les choses dites avec des mots simples,
Une fois de retour dans le monde du quotidien, l'info s'étant frayé un passage dans le dédale neuronal pour atteindre une partie durable. La zone des blessures enfouis.
Une fois lu quelques fières et anonymes vomissures flirtant voire dépassant les abysses de la bêtise, habituellement réservé aux humanoïdes, qui fleurissent les rézosociox.



Etat de petite mort post orgasmique....

....frigo
....clope
....dodo















En attendant j'ose encore, sacrilège, utiliser des couleurs déposés selon une organisation spatiale décidé et assumé.




.....et surtout la santé !

samedi 3 janvier 2015

Into the wild : Rail trip end of the year


25 décembre 15h00 


 
 
Le train démarre simultanément de la gare d'Owendo et avec 45 minutes de retard de la commune voisine à la capitale, elle aussi sur l'estuaire du Komo à proximité du port minéralier.



Confortablement installés que nous sommes à bord de l'Express Trans-Ogooué, qui n'a vraiment d'express que son appellation au vu du nombre d’arrêts et de la vitesse de croisière nous laissant le loisir de pouvoir apprécier les paysages, difficilement entre aperçus au travers de ce qui s'est éventuellement nommé un jour, vitre.

Dommage.

 
 
La SETRAG (Société d'Exploitation du TRAns-Gabonais) partage l'unique voie avec la COMILOG (COmpagnie MInière de l'OGooué, qui extrait le manganèse tout au bout de la ligne, PK 661) laquelle relie (aussi) Libreville à Franceville, à moins que ce ne soit l'inverse, à travers tout le Gabon depuis 1986.

 

Neuf heures de voyage au programme, en salon VIP, non par excès de snobisme, juste une accumulation d’omissions parfaitement (il me semble) maîtrisés des contrôleurs et autres agents qui nous ont permis une courte mais fulgurante ascension sociale et simultanément la perte de quelques milliers de CFA.




18h15 
 

Premier arrêt PK 85, gare de M'Bel.

-Rien -

11h55

Arrêt, 5 minutes, destination atteinte.
La machine nous dépose à mi-parcours, sur les berges du fleuve, à La Lopé, au cœur de l'Ogooué-Ivindo (la sixième des neufs provinces du Gabon), PK 290, patrimoine mondial de l'humanité.


- Motel - 

- Miettes de nuit -

. réveil sur sa faim...



La Lopé, en premier lieu, le nom de la rivière, affluent de l'Ogooué, mais aussi un village en bordure d'une immense savane encirquée de douces montagnes et baignée par le fleuve. Raccordé au monde par le Trans-Gabonais et la route nationale n°1. 

 

- Un petit air de farwest -


Un grand complexe hôtelier, LE parc, la gare et la route, des trains, des camions et quelques gens qui gèrent plus ou moins bien l'ensemble.


- Vraiment des airs du grand ouest -

 


Nous sommes ici essentiellement pour le parc, et ne sommes pas déçus.
Le mont Brazza, qui tire son nom depuis 1874 de Pierre Savorgnan de Brazzà, un explorateur Français, qui donnera aussi son nom à la capitale du Congo, le petit comme on dit par ici, pas le grand, pas l'ex Zaïre. 




 
[ Ah bon ? Il y a deux Congos alors ? ]






Le mont Brazza disais je, qui domine l'ensemble et nous nargue depuis notre arrivée, des éléphants, des buffles, des singes …. entre autres, plus toute la flore innommable car innombrable.


Chaque matin nous découvrons l'intense activité nocturne du site, un peu comme la montée Louis de la capitale, mais dans un domaine moins plus romantique. Des empreintes déposées par la faune un peu partout dans le village, les buffles dans les champs, les éléphants sous les manguiers, les antilopes dans les jardins et la panthère qui suit ces dernières aux pieds agiles et qui de temps à autre s'offre un chien errant.

- L'ouest … sauvage -

Ascension du mont Brazza, veilleur de l'Ogooué, qui ici, endosse, en plus de premier fleuve du Gabon, bien que prenant sa source quelque mille km en amont, au Congo (encore le petit), le rôle de frontière naturelle du parc.

Des gravures rupestres sur les berges du fleuve apportant la preuve d'occupation du lieu par l'homme depuis quelques millénaires.

Des marches en forêt et autres safaris au programme....

….de ce riche séjour et vice et versa !



Une jolie rencontre avec Ghislain, le guide pour la plupart de nos sorties dans le parc, et sa compagne, Kim, qui l'accompagne souvent sur le terrain. Sympas, serviables, souriants et surtout compétant, notable car loin d'être systématique.

Retour au quotidien, encore en train, encore l'express et encore 290 km en 10 heures.....

Bonne année Oh !


mardi 23 décembre 2014

Vendredi 12 décembre, soirée au PK 12.

Pour les non initiés, c'est à dire 99,998 % de la population mondiale, [à peu de choses près], le pk 12 est situé étonnamment et simultanément à 12 kilomètres du palais présidentiel du centre ville de la capitale au jolie nom et sur la route nationale n°1.
Cap Estérias




La route nationale n° 1, la seule qui quitte Libreville est nommé ainsi pour la différencier des 5 autres qui elles, sont les mêmes mais ailleurs !


Notons aussi que le mot route n'a que très peu de points communs avec celui usité sous nos sombres contrées colonialis.. occidentales.  Mis à part certains tronçons de Normandie en juin 44 ou  quelques rues de Donetsk pour rester dans la contemporanité.

Mais revenons au pk 12, le trajet tout d'abord, pour rallier la citée capitale intra muros (mouarf!) au fameux pk marquant la fin de l’agglomération et le début des villages (terme ultra péjoratif par ici). Le trajet disais-je, à jalouser un amoureux des rallyes raids et à pousser au suicide le plus civilisé des sujets de la bonne vieille Élisabeth tant la circulation se fait sous le haut patronage du grand chakunpoursoi, est déjà en soit le but d'une soirée.

[Chérie ? Va donc passer tes nerf sur la route des pk ! ]

Mais point s'en faut. 

Etant ignorants sur la dite dizaine de kilomètres nous séparant du désormais célèbre pk et ayant, on ne sait encore par quel miracle, pu s'en sortir indemne, oui, oui, même le carrosse, nous voilà arrivés,

.....intacts

.....et remontés comme des horloges peu avant la soirée de noël.

Tendus comme un string sur la venus d'Hottentote !

Une fois sur site.......
                               comment dire..... 
                                                         par où commencer......

In situ

Bon, alors, il s'agit d'un truc pour les blancs, comprendre pour touristes voulant faire des photos sur lesquelles ils pourront dire : « j'ai fait l'Afrique », eux aussi !
C'est d'ailleurs géré par un blanc, signe de qualité (:-)).

Blanc, qui lui, a bien compris comment se faire du blé avec les suscités à la fadasse pigmentation.
Par contre dans le spectacle, parce que oui, il s'agit d'un spectacle,
                  que des blacks !

Il faut bien qu'amendonné ça sonne l'authentique !

Officiellement il s'agit d'une soirée Bwiti ou d'une plutôt d'une reconstitution de …..

Le Bwiti est une religion endémique (Gabon, sud Cameroun et nord Congo) assez personnalisable permettant de communier avec l'au delà, soi même ou l'oncle Alfred, le plus souvent effectué sous l'emprise d'Iboga, une défonce elle aussi locale, et le tout matérialisé par des danses plus ou moins en transe.

[Pour plus de renseignements voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bwiti ]


La statue de la liberté...sauce locale.
….Mais ce n'est pas vraiment l'impression qui m'a sauté au visage, ni même ailleurs, mais plutôt quelque chose d'un folklore, globalement bien agencé pour des amateurs, avec de beaux costumes. 

Mais si on déplace le contexte, cela pourrait donner :

Une vingtaine de kilomètres (parce que oui, on s'est en plus trompé de route !) sur un chemin de terre peu entretenue du nord Aveyron en une belle soirée humide de novembre.....

C'est déjà éprouvant....


On rajoute tout un tas de jeunes (et moins jeunes) en 205 GTI, 104 type Z ou autres Renault Fuego (pour les connaisseurs) se rendant (et revenant) tous du macumba night en nombre et allure assez impressionnant et sur trois ou quatre files.


Tout ça pour se rendre à la salle des fêtes de Mur de Barrez observer la compagnie folklorique du haut Rouergue reprenant les plus grands succès de la bourrée auvergnate de 1922 à nos jours !

Rapidement, ça fait moins rêver....même en photos !

. Même si après on peut dire j'ai fait le Rouergue !




vendredi 12 décembre 2014

Spasiba Balshoyé


Tout droit venu de la feu URSS (CCCP) , Garry Zooh est un artiste venu se perdre sous l'équateur une dizaine de jours, invité qu'il était par l'ambassade de Russie.

Le merveilleux monde de la diplomatie œuvrant pour son aura dans le pays hôte, propose par divers et tentaculaires réseaux, une intervention auprès des élèves de non moins divers établissements de la place.


De la messe (en latin) pour riches colons où un maximum de 15 ultras privilégiés assistent à la cérémonie, à celle des matitis ou mapane (le joli nom de bidonville) où chaque classe est l'équivalent, en nombre,  du gouvernement français au grand complet, secrétaires d'états et chauffeurs compris  et j'exagère à peine.


Garry propose d'œuvrer devant ces publics aussi divers que varié (et inversement). 
 

Nous n'avons pas tous les mêmes soucis.





 
Simple et efficace malgré la barrière de la langue, les mêmes enfants devant l'activité.





Des couleurs, beaucoup de couleurs, un dessin épuré, un rythme soutenu, tous comprennent, tous s'amusent  et tous font. 
Le (les) résultat(s) est (sont) assez remarquable (s), le dit résultat opérant sur le support et sur les enfants.


Encore une belle étoile filante de novembre, illuminant encore aujourd'hui, en décembre.

Un vernissage dans le magnifique bâtiment de l'ambassade de la fédération de Russie cloturera l'équatotour 2014 de Garry.

Sinon, je n'ai définitivement pas progressé en Russe !

Merci Monsieur Zooh, 

Spasiba

 
 






 









Garry and I