Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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mercredi 29 juin 2022

Palais des sports (Sporto Rumai)

 


Situé sur l'emplacement du cimetière de Piramont, le plus ancien cimetière juif de Vilnus (XVe siècle), le délicat et bienveillant régime soviétique a rasé entre 1949 et 1950 ce qui restait des sépultures et du sacré. En 1971 ils y bâtissent le palais des sports, sur les berges de la Néris, face à la vieille ville de Vilnius dans un style soviétique de constructivisme, nommé aussi style Brutaliste, sans lien aucun avec le régime en vigueur.


Bien qu'à l'écoute de la population locale, comme partout dans les républiques socialistes annexés, les revendications autochtones n'ont rien pu faire, on n'arrête pas l'avancée démocratique rouge comme ça, aujourd'hui encore.

En activité de 1971 jusqu'à la chute de l'empire, accueillant principalement des rencontres sportives, comme du basket et du volley-ball (étonnamment beaucoup moins de baseball) il a vivoté quelques années ensuite accueillant quand même en 1991 les funérailles des treize héros de la libération lituanienne puis par la suite quelques activités commerciales capitalistes (sûrement pour équilibrer l'histoire) jusqu'à la fin de la décennie du siècle dernier.



Jugé dangereux en 2004 par son état physique, un peu aussi par son passé propagandiste, il est malgré tout classé au patrimoine en 2006 alors que ses jardins réhabilitent un commémoratif parterre du jadis cimetière.

Le site, sacré par la communauté hébraïque, et le bâtiment par la population locale adepte d'histoire, est figé dans l'état depuis presque 20 ans.

Dorénavant aux griffes de dame nature et des amateurs de l'Urbex .

vendredi 3 juin 2022

Je n’irais pas cracher sur vos tombes.


Alors que ma latinitude me pousserait plutôt à envisager d’aller y déposer une autre substance elle aussi auto-produite par mon corps d’athlète, mais non !

Votre médiocrité et votre couardise n’auront raison de ma bienséance.

Mais par dessus tout, vous n’êtes pas au niveau de mériter un quart d’hélice de mon ADN.


J’ai déjà croisé par le passé et sous différentes latitudes des espèces peu fréquentables, de petites gens (pas au sens social, souvent même au contraire) certaines même indigne de figurer sur la grande liste des humanoïdes, à peine sur celle des mammifères décérébrés ou alors sur la très restreinte et intimiste liste du bestial prédateur veule.

Bref ! Point trop n'en faut !

Je ne souhaite, ni de près ni de loin être associé à ces comptables en costume étriqués tout juste bons à aligner des chiffres, à remplir des statistiques et a jouir en complétant des tableurs.

La sensibilité d’un couvercle de cocotte minute, la poésie d’une clé de douze et la finesse d’esprit d’un adjudant chef de la légion étrangère me laissent coi.

Pour les quelques mous de la boite à cogiter, les quelques mortels à l’éclairage restreint, les petits fonctionnaires gestionnaires … les uns étant souvent cumulés avec les autres…. s'étant perdus dans ces modestes lignes c’est l’équivalent d’un plat de coquillettes trop cuites, sans sauce ni beurre ni fromage… bon appétit !

Le degré zéro de ce qui fait le sel de la vie !

Comme disait le grand penseur du XVIIème siècle, Charles Plaudiel, nous ne sommes que le fruit de nos valeurs cultivés de façon plus ou moins intègre.



Un petit Prévert… Pour la route…



    ...Ah ! Vienne vite le Printemps,

    Et son clair soleil qui caresse,

    Et ses doux oiseaux caquetants !


    Refleurisse l’enchanteresse

    Gloire des jardins et des champs

    Que l’âpre hiver tient en détresse !


            Et que -des levers aux couchants,-

            L’or dilaté d’un ciel sans bornes

            Berce de parfums et de chants,


                    Chers endormis, vos sommeils mornes