Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

Translate

samedi 2 juin 2018

Retour sur !

Juin 2018

Asen - Bénin
La biennale vient juste de se terminer, ma première biennale.


Un mois d'événement artistique majeur, le plus important de toute l'Afrique de l'ouest qui, visiblement n'est pas considéré comme de la crotte de chihuahua dans le milieu !

Alors....comment dire....

Peu enclin aux mondanités et d'un amour tout relatif aux allocutions de façade, je laisse avec bonheur ces petites jouissances médiocriteuses aux enrubanneurs, diplomates, vendeurs de voitures et autres politiciens de tout poil.
Une fois la saison des vernissages bouclée, je me suis aventuré plus en profondeur dans l'évènement avec délice, désir et attention. 

De très bonnes, voir excellentes, choses dans la forme comme dans le fond puis d'autres, en bien plus grand nombre, plutôt .... étriquées .... dans l'esprit et la facture !

Momuyé - Nigéria

Il existe ici aussi un snobisme-boboïste et même une représentation de certains galeristes parisiens....de là à faire le lien.... Non ?.....Ben si !

L'amère patrie partage et exporte son savoir faire !


Vous aurez, je l'espère, compris que ma modeste personne habité de mon encombrante sensibilité y a trouvé son compte mais pas que.

 Un mois d'agitation artistique à jongler entre les galeries, celle qui m’accueille (bien que louer serait un terme plus approprié !) et celles des autres gens. Loin d'avoir tout vu (plus de 1000 "artistes" et pseudos !) j'ai d'abord élagué l'affaire en écartant la décoration, puis j'ai affiné avec l'artisanat et enfin le trop conceptuel....Je suis surement passé à côté de belles choses !


 
Et c'est sûrement ma dernière biennale à Dakar (en tous cas dans cette galerie) !



Mais quelques excursions dans l'en dedans du pays m'offrent de vraies belles choses, sans mise en scène et sans artifice. Un petit tour dans le grand nord du pays, Saint Louis et Dagana, entre autres.




 



Fort Dagana, une adresse à connaître, un ancien fort sur un comptoir colonial réhabilité en établissement hôtelier, dans un site remarquable, sur les berges du fleuve Sénégal, à une dizaine de brasses de la Mauritanie..... 


Pour l'instant mon meilleur étoilé du Sénégal !



Et c'est sûrement pas la dernière fois que je m'y rend !


Le fleuve Sénégal à Dagana

L'ancien comptoir colonial de Dagana


 


vendredi 4 mai 2018

Il s'expose



 





Présent pour l'édition 2018 de la biennale d'art de Dakar, je présente 12 aquarelles à la Galerie Wéwé, rue Jules Ferry au plateau. Le thème de cette année porte le sceau d'un autre père de la négritude (après Senghor en 2016), Aimé Césaire à qui est empruntée l'expression "l'heure rouge". Extraite de sa pièce "Et les chiens se taisaient", "l'heure rouge" parle d'émancipation, de liberté et de responsabilité...
































L'heure rouge …


Cette exposition est une rencontre :

D'abord entre Madame Mensah et moi même.

Lors de mon arrivée à Dakar en aout 2016, j'ai eu la chance de rencontrer Issa Samb (Joe Ouakam) et d'exposer chez lui, dans sa cour, rue Jules Ferry. Perdu dans cette nouvelle capitale je m'égare en cherchant le site et me retrouve à Wéwé Galerie qui me guide et m'accompagne…..

Ensuite entre l'art moderne et l'art primitif.

En 1906 Picasso découvre, chez son ami Derain un masque Fang du Gabon et par la même occasion l'art primitif. Il crée en 1907 “Les demoiselles d'Avignon”, l'art moderne est là (avec l'aide de Manet et des impressionnistes, quand même ….). Plus d'un siècle plus tard et tout imbibé (trop ?) de culture occidentale, je pose mes valises sur le continent, au Gabon....

Puis entre la littérature et la peinture.

Carnettiste, j'utilise des collages pour structurer les fonds de mes aquarelles, des pages de vieilles éditions au papier jauni. Ces textes plus ou moins lisibles (plus ou moins recouvert de gesso) apportent une dimension supplémentaire bien au delà de l'esthétique. Le thème de la biennale :”l'heure rouge”, un texte d'Aimé Cesaire, résonne, le lien est fait …..













De formats variés, du petit 28x28 cm au plus grand 120 x 50 cm, ne sont présents que des portraits ou personnages et tous épicés à l'Afrique. Des reprises de grands maitres de la peinture comme Ingres, Vermeer, Hopper, Rockwell ou Manet, des modèles qui posent ou bien des portraits crées de toute pièces, tous répondent au thème de la révolte et ou de l'émancipation, par l'image ou par les extraits de littérature collé à l'intérieur et souvent par l'un qui résonne avec l'autre.

Vous n'avez plus qu'à venir voir.

Vernissage le 08/05 à 17h00,

à bientôt !