Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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samedi 2 décembre 2017

Quotidienneries décembristes

Le phare des Mamelles, encore !
Plusieurs mois que ma mauvaise fois me taraude et presque autant que je résiste à faire un énième papier sur la circulation routière à Dakar. 

Ben voila, n'y tenant plus j'évacue l'excédant avant de développer une tumeur du flegme. 
 
Circulation routière étant le vocable d'usage, vous aviez bien sur compris et qui n'a plus grand chose en commun avec la signification réelle des mots, un peu comme gardien de la paix ou parti socialiste. 

 
Amalgame routier, terme bien plus approprié tant le code de la route ici a une résonance très relative et aux antipodes de la valeur accordé en toubabie, au sens large et occidental du terme. 

 
Peu de signalisation, ni au sol, ni ailleurs et exceptionnellement respecté. Quelques gestes de la main, du gentilhomme affable à l'énervé méprisant, pas mal de coups de klaxons aux significations multiples, des palabres à n'en plus finir, un soupçon de grande bouche et autant d'intimidation...



Les iles de la Madeleine dans la brume, Dakar.


Étonnamment, ça marche, ça coince un peu, quelquefois beaucoup, à la folie, mais globalement ça tourne, plus ou moins en bringuebalant, à l'image des carrioles présentes un peu partout !



Une certaine courtoisie s'installe même parfois, souvent (toujours) à l'encontre de ce qui devrait être, ce qui accentue l'exaspération de l'argenté toubab coincé derrière.

Bien trop formaté à respecter des règles, qui ici, ont une valeur semblable au respect qu'ont les États Unis pour Daech, l'Iran, le Québec, le Mexique, Cuba et le roquefort, pardon pour les autres !


je persiste donc dans mon statut de piéton convaincu !




Un jour au Terrou-bi Dakar

lundi 13 novembre 2017

Retraite Toubabienne....








...en mode road trip entre Cévennes et Camargue.





La Camargue où ses taureaux, chevaux, flamands roses et moustiques constituent l’essentiel du décor vivant. Ensembles ils évoluent dans un arrière plan humide et plutôt horizontal mais néanmoins agréable à l’œil. Un condensé de résumé sous mauvaise fois (restons y !) dresserait un portrait assez binaire des bipèdes autochtones (espèce quasi-endémique). Les mâles se parent, même hors saison des amours, d'un complet jean sale et chemise à motifs (que l'on peut qualifier de Camarguaise, le monde est bien fait!), gilet de cuir et boots poussiéreuses souvent agrémentés d'un couvre chef optionnel. Les femelles quand à elles sont de deux types (c'est compliqué une femelle!). Le premier est rigoureusement identique aux mâles, pas pratique en saison des amours.... Seul indice permettant un repérage rapide : La longueur des cheveux, long pour les mâles et très long pour les femelles. Il existe toutefois une méthode d'identification plus fine et aussi plus sûre : Déshabiller le spécimen observé. Procédé redoutable d’efficacité, comportant cependant un certain nombres de risques tout autant redoutables. De la gifle courtoise mais ferme au délicat coup de boots dans les roubignoles, en passant par un tête à tête avec élan, l'efficacité est aussi de mise !
Aï !
Le deuxième type, bien plus facile à repérer est la femelle gitane, le plus souvent vêtu de robe couvrant jusqu'aux chevilles et d'un caractère rejoignant les montures du premier type. Capables elles aussi de la redoutable efficacité décrite ci-dessus, elles sont le plus souvent encore à l'état sauvage car difficiles à approcher.
Et sinon ?


 



Des grands espaces quasi-vierges, des ciels immenses, quelques papillons, des plages magiques, une belle lumière et une esthétique d'ensemble assez efficace elle aussi.










Chez babeth
Et puis Babeth, qui gère le « Mazet du maréchal ferrant » à deux pas du village des Saintes Marie, quelques heures de vol, quelques rides aussi mais une énergie et une bienveillance qui se dégagent d'elle et du lieu assez incroyable.
D'excellents conseils, des anecdotes à la pelle, une créativité briquebroqueste, sans doutes l'adresse du coin.



Vue du train entre Gaillac et Albi