Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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vendredi 11 août 2017

Campagne estivale

15 Juillet 2017
Rodez
France
7h30 terrasse du Broussy, l'été aveyronnais, un petit 16°c le matin !
Le climat à l'image de ses autochtones, frais aux préliminaires puis légèrement déridés par la suite.
Un relatif feu sous la glace, feu en mode tiède, médiocre, raisonné et reposant.
Le Mont St Clair depuis en face






Du coup, ou pas, direction le sud, une semaine à Bouzigues, quelque part autour de Thau. 




Bouzigues et le St Clair en fond




Le feu sans la glace, mais pas en mode torride non plus, quoiqu'en été et proche du Cap, un feu maitrisé, sage, tranquille et latin.




Qq part sur Thau
25 juillet
Siège 4B
Vol FR 296 en partance pour Londres Stansted.
Deux semaines à gouter aux charmes de la perfide Albion, c'est pratique ces formules prêtes à l'emploi, un peu surfait mais quand elles sont adaptés ......


Londres, le cœur de l'empire et principal modèle historique de la civilisation occidentale moderne, avec son conservatisme arrogant et son décalage, décadent, pas encore égalé.






L'exotisme dont nous avions besoin, un régal !
Pas de feu, pas de glace.
Pragmatique, on avance. Inquiétant ? Surement.


Quelques incontournables visites, avec, sans hiérarchie ni chronologie :

La douce et vibrante lumière des marines de JMW Turner, les campagnes anglaise de Constable, le modernisme de John Singer Sargent, les portraits de Gainsborought et les scènes de vie de Richard Parkes Bonington, j'en oublie sans doute, mais ceux là, méritent presque à eux seuls le voyage. Et puis bien sur, au fil de la Tamise et des canaux, Campden town, Coven garden, South Bank SK8pk et les nombreux jardins faussement négligés, ou nonchalamment entretenus.
L'essence de l'Angleterre en quelques Acres.




Ensuite, direction le sud, le Kent, le jardin anglais. 


Douvres pour commencer, son château et ses falaises, où Blériot posa son aéroplane tel une bouse en juillet 1909. 

Petite plaque, discret hommage au premier à traverser par les airs le channel.
Les plumipèdes de tout poils étant naturellement écartés de ce record par le bipède dominant.



Petit détour par le Sussex, du côté de Hasting, où en 1066, les normands ont mis fin au règne des saxons. La mauvaise foi de nos meilleurs ennemies les empêche de parler des français et des anglais alors que, pédagogiquement parlant, il serait bien plus évident à tous de dire simplement que les bouffeurs de grenouilles ont infligés leur première grosse branlée de l'histoire aux rosbifs !
C'est de suite plus clair pour tous !
 








Enfin Canterbury et la côte est sur les traces de Turner et de Dickens, belle lumière sous le soleil.

C'est un peu le problème ici, il pleut plusieurs fois par jours et on passe en quelques minutes de 25° à 16°.

A story to bring a very big rhume, n'est il pas ?







vendredi 14 juillet 2017

Fin d'aventure chez DD Compagnie

Vendredi 30 juin 16h15
rue de la république,
Dakar,
Sénégal.

Moi : "Assalam alaykum"
Lui : " Aleikum Salam, 
- Nanga def ?
- mangui fi rek.
-Ouakam, terminus P7,
- 4000 !
- non, moi je met 2000.
- Ohhhhh, c'est petit !
- tous les soirs je rentre pour ce prix,


 

- Mais ce soir il y a des bouchons,
- vous dites ça tous les soirs !
- 3000 ?
- Non, 2000 !
- ..............
- .............

- 2500 ?
- Non 2000 !"








Le taxi démarre en grimaçant, et stoppe environ vingt sept centimètres plus loin, parfois trente deux !



- Tut !


Un tut d’approbation, parfois accompagné d'une invitation de la main, mais toujours sans daigner tourner la tête.
Et me voila, plus ou moins confortablement embarqué, dans un plus ou moins rutilant véhicule jaune et noir. 

Au volant, celui qui par trop de fierté fait mine de l'avoir mauvaise, un autochtone, souvent jovial dont je ne suis sùr de rien. Parfois ne maitrisant que le Wolof, ce qui en soit n'est pas un problème, surtout en Wolofie, mais rend l'échange quelque peu délicat. 
Le plus gênant : sa connaissance des rues de la ville est à peu de choses près, similaire à l’intérêt que porte Donald Trump pour les œuvres complètes de Zola (je m'avance peut être....) et surtout le code de la route, respecté comme Poutine l'est par les Tchétchènes !

Je savoure, dernier retour après quatre mois passés entre une fille de l'est, déprimé par temps gris (😁) et un camarade prolétaire du limousin (😇) coach et expert en bronzage, ... présenté comme ça, je reconnais que ça fait pas rêver, et pourtant .....