Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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vendredi 26 octobre 2018

Chronique de mauvaise foi, encore !

Le calendrier Sénégalais nous prévoyait un surprenant et bienvenu week-end de trois jours en raison d'un jour férié initialement prévu le vendredi 21/09.
Bien.



Sénégal, champion du monde du jour férié, honore encore une fois son statut avec la fête religieuse de la Tamkharit dont la date dépend de la possibilité d'apercevoir notre satellite naturel et peut varier de quelques jours. Le Sénégal est aussi le seul pays à ne pouvoir connaitre l'état de la lune à un mois, et ce, malgré la commission nationale de concertation sur le croissant lunaire .....

             .... si si, ça existe vraiment.
Alors que la plupart des pays arrive à prévoir le passage de l'astéroïde TV 135 à proximité de notre terre en 2032 au centimètre près, la position de Neptune ou de quelconque autre planète des décennies ou des siècles précédents l'évènement, ou simplement une éclipse solaire au prochain millénaire, ici non.
Les sombres méandres d'une logique religieuse échappent complètement à mon modeste esprit visiblement aussi limité que la confiance en nos politiques occidentales (ou même d'ailleurs !).
Bref !
Finalement, le dit vendredi tombera, le jeudi.

Ballot que nous sommes, nous avions réservé sur la petite côte un intense trois-jours-à-rien-glander entre resto, piscine et plage pour se remettre de l'émotion du retour.
Du coup, au lieu d'un départ le vendredi matin par le bus de 8h00, nous voila contraint, par la fameuse commission nationale, de décaler dans l'après midi et donc de prendre un taxi, puisque le bus partait le matin.....
Vous suivez toujours ?
Il faut savoir que nous n'avons pas ici de véhicule, notre impact carbone étant trumpien durant l'été, nous essayons d'équilibrer un peu le reste de l'année avec des transports collectifs, en évitant du plus que nous pouvons, les fameux taxis.
En outre, ma capacité cardiaque étant aussi importante que les sourires de Vladimir lors d'une convocation par Kim Jong pour justifier sa politique sur les droits de l'homme, je tente de préserver ce qui me reste d'humanité, d'intelligence et de santé mentale devant cette négation de toute logique civique qu'est la conduite sous ces contrées inter-tropicales.

Bref, en pleine connaissance des risques, comparables à ceux de la roulette Russe (encore eux !) et forcés  par le destin nous embarquons dans l'appareil roulant aux couleurs jaune et noir des taxis de la ville.

Je passe les détails sur les négociations tarifaires auxquelles je ne participe pas, préservation de l'espèce, sur la trentaine de minutes de retard, auquel je participe malgré moi et la conduite qui est plus proche du "jemedéplacemotoriséenévitantlesautres" que d'un Henri Pescarolo en 4L qui vadrouille sur le causse Mejean à la recherche de Cardabelles, le sourire en plus !
Nous partons finalement, en se disant que de toutes façons il faut bien partir un jour, .... , optimistes que nous sommes.
Après quelques erreurs de direction, alors qu'il n'y a qu'une route, notre pilote, appelons le ainsi, nous dépose en retard mais entiers à notre destination finale. Enfin, de la finalité du week end, bien que la finalité ne passe jamais bien loin ici dès que l'on se transforme en usager de la route.


Le miracle n'est pas loin et peut être que, la sus-citée et non rancunière commission nationale n'y est pas étrangère....selon certains !

vendredi 21 septembre 2018

Dernière chronique Sud-Afriquaine

 


Nous quittons Claire , Georges et leurs enfants pour le nord et la montagne du Drakensberg, les distances sont étazuniènes et les routes sont bonnes. 






 

Un air d'Alpes Autrichiennes, bien que n'y ayant jamais mis les pieds, (les noms surement, Drakensberg, Underberg, Himmeville...) pour cette contrée reculée qui forme un rempart, littéralement, naturel avec le royaume du Lesotho. 
 


 





Enclavée dans l'Afrique du Sud, ce petit pays de haute altitude, en plus d’accueillir le plus haut pub d'Afrique à 2874 m (sous la neige lors de notre visite) possède les réserves d'eau du Gauteng, la région de Prétoria, Johannesbourg, ce qui en fait la principale ressource financière de cette micro monarchie.



 
Deux nuits plus tard, changement de décor, nous tirons plein Est puis Nord-Est pour le parc naturel de Hluhluwe. Nous traversons la région sucrière du KwaZulu-Natal, qui le long de sa façade océanique est quasiment monoculture. Paysages monotones, tracteurs sur les routes....on trace.
Une halte pour couper la route, soirée-nuit-ptitdèj à St Lucia, célèbre pour ses hippopotames en libertés ou nous avons observés …. des hippopotames ! C'est incroyable comme le monde est fait, on se croirait dans un parc d'attraction américain (gnac, gnac, gnac.....)

  
Le parc, enfin, verdoyant, vallonnée, sauvage, parfait ! D'une superficie de 900 km2 il regorge de rhinocéros, blanc et noirs et c'est aussi la plus ancienne réserve d'Afrique.
L'hébergement sous tente dont l’accès est uniquement protégé des éléphants et des girafes se trouve en plein bush et nous laisse en présence de bestioles plus ou moins sympathiques. 
 
 
Quelques consignes strictes de sécurités : “Pas de nourriture dans les tentes et ne sortir la nuit sous aucun prétexte..”
Les prédateurs étant actifs davantage après le coucher du soleil, il est recommandé de ne pas vouloir jouer le rôle de proie, souvent associé, par expérience, au perdant !
Parmi les plus redoutés lions, hyènes et buffles qui, eux, sans être prédateurs restent les plus dangereux pour l'homme.
Un safari pédestre, avec guide armé et balle engagée (!!!) nous a même permis d'observer à quelques dizaines de mètres une (des ?) lionne (s ?) chassant le (les ?) buffle (s ?).
Adrénaline garantie !

 

Retour ensuite à la civilisation, direction Durban, capitale du KwaZulu-Natal, du surf et pour les ovalistes terre des Natals Sharks et de la célèbre demi finale de 1995, qui est au rugby ce que Séville 1982 est au football ! 
  
Plus de trois millions d'habitants pour la métropole bâti à l'américaine, côte Ouest,  le long de l'océan. La ville ne fait pas exception dans le pays et souffre des problèmes sociaux et politiques liés à l’immigration. Surtout visible dans les town ships et au centre ville, la citée reste pleine de charmes et tranche avec la tout autant charmante mais très européenne Cape Town.


Une poignée de jours sur place puis c'est le départ pour Le Cap, dernière halte avant le retour à la réalité.




Dure réalité, mais après le luxe d'avoir passé sept semaines en terres australes, les batteries sont pleines.


Terranga nous voilà !