Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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samedi 30 septembre 2017

Quelques news



Ben voila, le summer tour 2017 de moi est maintenant achevé.

Brume dans la vallée du Riou-Mort



Une page s'est tournée et la vie continue.







Alors que la Toubabie s'enfonce un peu plus dans la grisaille et la froidure, le retour est plus amer ce coup-ci en Terranga ou il fait déjà très chaud pour  la saison. Quelques gros orages d'hivernage viennent ponctuellement humidifier l'air et rajoutent à l'atmosphère une étouffante sensation pas vraiment indispensable.

Le phare des Mamelles





Les nuits sont moites comme les jours.



Vivement novembre que le Gulf Stream nous lâche un peu la grappe, que l'on retrouve un climat descend et revigorant.

Et sinon ?



Le quotidien prend déjà son rôle très au sérieux et bien que différent de celui de l'année précédente, il s'installe surement sur l'agenda en cours, prends ses aises et déborde allègrement sur tout ce qui passe à sa portée.
 

Les talibés semblent chaque jours plus nombreux dans les rues de la capitale qui s'agrandit de jours en jours. De nouveaux quartiers fleurissent par ci par là, en même temps que de nouvelles mosquées, pour les futurs habitants des suscités. 


Au bas de la falaise des Mamelles


On construit davantage de temples que d'écoles.....


    ....peut être les deux phénomènes ont ils un lien ?



N'est il pas ?






 

vendredi 11 août 2017

Campagne estivale

15 Juillet 2017
Rodez
France
7h30 terrasse du Broussy, l'été aveyronnais, un petit 16°c le matin !
Le climat à l'image de ses autochtones, frais aux préliminaires puis légèrement déridés par la suite.
Un relatif feu sous la glace, feu en mode tiède, médiocre, raisonné et reposant.
Le Mont St Clair depuis en face






Du coup, ou pas, direction le sud, une semaine à Bouzigues, quelque part autour de Thau. 




Bouzigues et le St Clair en fond




Le feu sans la glace, mais pas en mode torride non plus, quoiqu'en été et proche du Cap, un feu maitrisé, sage, tranquille et latin.




Qq part sur Thau
25 juillet
Siège 4B
Vol FR 296 en partance pour Londres Stansted.
Deux semaines à gouter aux charmes de la perfide Albion, c'est pratique ces formules prêtes à l'emploi, un peu surfait mais quand elles sont adaptés ......


Londres, le cœur de l'empire et principal modèle historique de la civilisation occidentale moderne, avec son conservatisme arrogant et son décalage, décadent, pas encore égalé.






L'exotisme dont nous avions besoin, un régal !
Pas de feu, pas de glace.
Pragmatique, on avance. Inquiétant ? Surement.


Quelques incontournables visites, avec, sans hiérarchie ni chronologie :

La douce et vibrante lumière des marines de JMW Turner, les campagnes anglaise de Constable, le modernisme de John Singer Sargent, les portraits de Gainsborought et les scènes de vie de Richard Parkes Bonington, j'en oublie sans doute, mais ceux là, méritent presque à eux seuls le voyage. Et puis bien sur, au fil de la Tamise et des canaux, Campden town, Coven garden, South Bank SK8pk et les nombreux jardins faussement négligés, ou nonchalamment entretenus.
L'essence de l'Angleterre en quelques Acres.




Ensuite, direction le sud, le Kent, le jardin anglais. 


Douvres pour commencer, son château et ses falaises, où Blériot posa son aéroplane tel une bouse en juillet 1909. 

Petite plaque, discret hommage au premier à traverser par les airs le channel.
Les plumipèdes de tout poils étant naturellement écartés de ce record par le bipède dominant.



Petit détour par le Sussex, du côté de Hasting, où en 1066, les normands ont mis fin au règne des saxons. La mauvaise foi de nos meilleurs ennemies les empêche de parler des français et des anglais alors que, pédagogiquement parlant, il serait bien plus évident à tous de dire simplement que les bouffeurs de grenouilles ont infligés leur première grosse branlée de l'histoire aux rosbifs !
C'est de suite plus clair pour tous !
 








Enfin Canterbury et la côte est sur les traces de Turner et de Dickens, belle lumière sous le soleil.

C'est un peu le problème ici, il pleut plusieurs fois par jours et on passe en quelques minutes de 25° à 16°.

A story to bring a very big rhume, n'est il pas ?







vendredi 14 juillet 2017

Fin d'aventure chez DD Compagnie

Vendredi 30 juin 16h15
rue de la république,
Dakar,
Sénégal.

Moi : "Assalam alaykum"
Lui : " Aleikum Salam, 
- Nanga def ?
- mangui fi rek.
-Ouakam, terminus P7,
- 4000 !
- non, moi je met 2000.
- Ohhhhh, c'est petit !
- tous les soirs je rentre pour ce prix,


 

- Mais ce soir il y a des bouchons,
- vous dites ça tous les soirs !
- 3000 ?
- Non, 2000 !
- ..............
- .............

- 2500 ?
- Non 2000 !"








Le taxi démarre en grimaçant, et stoppe environ vingt sept centimètres plus loin, parfois trente deux !



- Tut !


Un tut d’approbation, parfois accompagné d'une invitation de la main, mais toujours sans daigner tourner la tête.
Et me voila, plus ou moins confortablement embarqué, dans un plus ou moins rutilant véhicule jaune et noir. 

Au volant, celui qui par trop de fierté fait mine de l'avoir mauvaise, un autochtone, souvent jovial dont je ne suis sùr de rien. Parfois ne maitrisant que le Wolof, ce qui en soit n'est pas un problème, surtout en Wolofie, mais rend l'échange quelque peu délicat. 
Le plus gênant : sa connaissance des rues de la ville est à peu de choses près, similaire à l’intérêt que porte Donald Trump pour les œuvres complètes de Zola (je m'avance peut être....) et surtout le code de la route, respecté comme Poutine l'est par les Tchétchènes !

Je savoure, dernier retour après quatre mois passés entre une fille de l'est, déprimé par temps gris (😁) et un camarade prolétaire du limousin (😇) coach et expert en bronzage, ... présenté comme ça, je reconnais que ça fait pas rêver, et pourtant .....
 

vendredi 26 mai 2017

Je respire



Gorée


Quelque peu dépassé par la moisson du semé il y a déjà quelques temps, je me suis laissé agréablement envahir, délicieusement débordé, voluptueusement submergé par la belle récolte.
En mode digestion, je suis encore plein, plein des charmes et de la magie de Gorée (voir ici).... 

Gorée
 

     ...fais durer le plaisir, prolonge et appréhende le retour où le quotidien aura malheureusement retrouvé sa place dominante.


Le lieu, les rencontres, artistiques et humaines, l'accueil, l'organisation, rien à jeter.



Un joli moment.



Désert de Lompoul




Quand même le temps de faire quelques barbouillages, d'ici et des alentours.


Place du souvenir, Dakar









Puis le vernissage posthume de Issa Samb, alias Joe Ouakam que j'ai eu la chance de croiser lorsque j'ai exposé chez lui en décembre, dans sa cours et en sa présence (voir ici ). Avec le laboratoire "Agit'Art", en compagnie de plusieurs artistes et dans le cadre de "Partcours Dakar", je me souviens de la soirée de vernissage, remarquable et haut en couleurs, à l'image du personnage.

C'est à la galerie du "Manège" à Dakar jusqu'au 12 novembre.

A droite la réserve naturelle de la Somone, mangrove, aigrette et pélican...

Saliou


Gorée, à gauche, et terrain de rugby à village pilote











samedi 29 avril 2017

Surexposition

Regards sur cours, Ile de Gorée, Sénégal 

Une cinquantaine de maisons de l'ile ouvrent leurs portes (et leurs cours par la même occasion) pour accueillir plus de quatre-vingt artistes et des flots de visiteurs débarquant chaque heure de la chaloupe qui effectue la liaison sans interruption de Dakar à Gorée, et inversement. 

Pour la onzième édition de l'évènement un hommage est rendu, avec une expo photos, à Ousmane Sow, disparu en décembre 2016.

L'eau et l'ailleurs“ thème de cette exposition, retrace par des extraits de carnets le voyage Amérique-Afrique de himself pour arriver à Gorée. A rebrousse poil du trajet qu'effectuaient les occupants en transit sur l'ile, qui eux le faisaient de façon assurément bien plus inconfortable, entre autres différences.

....et c'est jusqu'au premier mai, les gens.






L'Ymac, dans la rade de St Pierre, St Pierre et Miquelon, extrait de carnet mars 2011 












La baie de Lunenburg en Nouvelle Ecosse, Canada, extrait de carnet juillet 2011







Le port de Reykjavik à 23h30, Islande, extrait de carnet juillet 2011

 





Chalutier échoué dans l'estuaire, Libreville, Gabon, extrait de carnet avril 2013




 


Epaves dans la baie de Sao Tomé, Sao Tomé & Principe, extrait de carnet décembre 2013



 




Le port de Libreville, Gabon extrait de carnet octobre 2014





Il est là !

video



vendredi 7 avril 2017

Je m'expose

Dans la relative fraicheur d'un printemps ouest-africain, du vendredi 31 mars au lundi 03 avril j'ai présenté onze aquarelles place du souvenir africain, Dakar, Sénégal. 



Thanks Lizz
Organisé par le Dakar Women's Group pour leur trentième anniversaire, plus de soixante artistes, principalement sénégalais, étaient présents à l'évènement. Peintures, bien sur, sculptures, photographies mais aussi installations, de quoi satisfaire le peuple, des plus ignorants aux plus exigeants, sans jugement de ma part sur la qualité du regard porté. 



Merci ?

Merci Mathieu























 
Thanks Kimberly



Pour les quelques bipèdes ayant ratés l'évènement, je serais aussi présent à Gorée du 29 avril au premier mai pour la onzième édition de "Regard sur cours". Le principe vaut à lui seul le déplacement. Tous les deux ans (une biennale donc !) les habitants de l'ile ouvrent leurs portes et accueillent chez eux un ou plusieurs artistes le temps du week-end autour du thème "l'eau et l'ailleurs".
De plus, lors de cette édition, un hommage sera rendu à Ousmane Sow . Pour en savoir plus voir le site de Regards sur cours ici.



Merci Marion, merci Benji.
Merci Michka



Merci Michka



dimanche 19 mars 2017

Sénégauloiserie

Après six mois d'inclusion Sénégalaise à arpenter Dakar dans presque tous les sens, nous sortons enfin de la bouillonnante capitale pour nous rendre à quelques soixante kilomètres au sud. 


La vue côté sud et le petit "Gora Ciss" qui a voulu que je le dessine.
  


Toubab Dialaw, un village en bord d'océan sur une côte toute en plage et falaises à l'apparence d'une sénégalaise tranquillité qui héberge, entre autre, la célèbre "école des sables" de la danseuse chorégraphe Germaine Acogny, figure de la danse africaine et bien plus encore. Entre autre parce que aussi connu pour les multiples activités culturelles de l’hôtel/auberge/centre artistique Sobo Badé qui attire et accueille artistes en résidence, pseudos artistes et autres touristes cherchant à dorer le blason d'un séjour jusque là merveilleusement fadasse d'un metissage resto/plage pour retraités, surement reposant au demeurant.


La vue côté nord
 
Dans un cadre d'un apaisant mescladis associant les architectures de Gaudi et une touche  Dalièsque, ce qu'il faut de verdure et de délabrure pour s'y sentir bien. Sous des latitudes plus toubabesques on pourrait parler de boboïsme, cuisine bio et artisanat de rigueur. Dominant la plage, perché sur la falaise, le site offre en  outre un panorama cartepostalique sur l'océan et la partie de la côte jusqu'à la grande ville. Le couple de tenanciers franco-haïtiens résident sur place participent aussi à la douce atmosphère que dégage le lieux.
 
Une bulle dans le désolant marasme de période pré électorale en toubabie. 






Après un premier acte aux younaïteudstaytes, tout ce que la démocratie a de plus médiocre et improductif alimente le touspouritisme.
Le peuple ne se déplace plus voter ?
Il ne reste guère que notre élite (ça fait mal de les nommer ainsi) pour s'en étonner. Trop occupés qu'ils sont à préserver leurs privilèges de monarques, se coupant chaque jour davantage des réalités quotidiennes de leurs vils sujets.






Et sinon, une expo collective organisé par le Dakar Women's Group m'a fait l'honneur de m'inviter pour leur trentième anniversaire. C'est à Dakar, Place du Souvenir Africain du 31 mars au 3 avril.

 





vendredi 24 février 2017

Bribes de quotidienneries févriéristes



6h20, il fait encore nuit, le muezzin a déjà terminé son deuxième appel à la prière, je quitte la maison encore somnolente, les rues sont désertes, mal éclairés. Je rejoins la route principale en évitant au mieux que possible les tas de gravas et zones trop ensablés, les ménagères n'ont pas commencés leur services, les rues ne sont pas balayés. Je remonte vers le terminal, croise quelques ombres endormis et espère l'express. J'attends, la rigueur horaire est une notion très abstraite ici. 

 
D'autres silhouettes me rejoignent, le bus arrive et se remplit.


La rade de Gorée



6h30, le départ, en quelques hectomètres le wagon se bonde (au sens africain du terme), une armée de fantômes, qui, comme moi, s’apprête à rejoindre le centre de Dakar. Quarante cinq minutes de trajet, où l'on commence par se perdre dans les dédales de Ouakam. La vie s'allume doucement, à la mesure de notre progression, quelques échoppes alimentaires, quelques brulots pour se réchauffer, les zombies prennent petit à petit, forme humaine.





6h50 on retrouve une des principales avenues qui traverse la citée, quartiers Mermoz, Gueule Tapée, Médina. Des jolis noms aux saveurs d'aventure exotique  et des histoires socialement très différentes.


Idem mais en face


7h15 le plateau, la journée n'est encore qu'une lueur au bord de l'horizon, juste derrière Gorée. Le centre est inhabituellement calme, quelques charrettes, quelques brouettes viennent alimenter les marchés, les taxis jaune et noirs débutent leur laborieux travail de saturation des voies. Le bus commence à peine à déverser son trop plein, ici et là, puis arrive enfin mon tour, je m'extrait de la boite et termine mon trajet à pieds. Je prends un café en terrasse, face à la cathédrale, l'animation monte graduellement avec le jour. Les collégiens et lycéens finissent leurs petits déjeuner achetés dans la rue pendant que d'autres plient consciencieusement les cartons dans lesquels ils ont passés la nuit.


Le phare des mamelles



7h30, je règle l'addition, mille francs, le soleil se lève, c'est l'heure.

vendredi 3 février 2017

Chronique hivernale

Dakar
Janvier 2017
Les températures et les climats, bien plus cléments que sous l'équateur sont aussi davantage propice aux activités artistiques, arrivé en septembre et déjà une expo passé et deux autres en préparation. Bien que les contraintes, paradoxalement (ou pas), favorisent la créativité, un savant dosage m'est nécessaire et dépasser la dose, prescrite ou pas, m'est largement contre productif.
La vendeuse de nems et une vue sur les "mamelles"
Chacun sa propre posologie, qui se situe, est il besoin de le préciser, bien au delà des besoins vitaux et c'est loin d'être une situation endémique. 
Un luxueux privilège, peut être difficilement compréhensible pour un citoyen moyen d'occidentalie, mais pas que. 

Baobab


Les dires du député républicain, Monsieur Marsaud qui considère les artistes comme des “casses couilles et des gauchos"  (source le Figaro, c'est dire...), pourtant lui même rodé aux latitudes tropicales puisque élu de 10éme circonscription des français établis hors de France, ce qui correspond en gros à la zone Afrique subsaharienne, n'est pas une exception. Surement ne sort il de son Shératon que pour se rendre dans les palais et les ambassades (merveilleux monde des Ferrero rochers...). 

Nos représentant n'échappent pas à la médiocratie généralisé et les élus du peuple, en Afrique comme ailleurs en sont les exemples peut être les plus représentatifs et d'une torride actualité.
Ici, le lendemain, ou même deux heures plus loin et c'est déjà un futur incertain, alors faute de pain, le peuple a ses jeux. La recette, vieille comme le monde, ou presque, fonctionne toujours.

Aux antipodes de l'art, l'évènement continental du moment c'est la CAN (Coupe d'Afrique des Nations) qui, justement se déroule au Gabon, dans des stades à moitié pleins voire même à moitié vide. Signe de contestation d'un peuple qui a un peu de mal à digérer le flamboyant holdup électoral perpétré par leur dictato-monarche qui s'octroie le titre de père en fils depuis 1967 et dont ses fidèles sujets ont étés les impuissants citoyens (pléonasme?).


Quelque part sur l'ile de Ngor

Le Sénégal, lui, comme partout sur le continent suit l'évènement avec attention (la CAN !, pas la leçon de démocratie, faudrait voir à suivre un peu!). C'est, juste après le culte religieux, la croyance la plus présente ici et ils sont bien récompensés de leur télévisuelle assiduité puisque les Lions de la Terranga brill(ai)ent sous l'équateur et tous espèr(ai)ent décrocher la timbale pour la première fois (ils ont étés depuis éliminés aux tirs au but en quart de finale mais n'ont pas à rougir puisqu'ils n'ont perdus aucun match). 

Pendant ce temps, les Panthères du Gabon, qui ont assurément perdus de leur mordant, participent allègrement aux contestations locales en se faisant éliminer dès le premier tour, pauvres chatons, qui plus est par le cousin-voisin-frère ennemi, les Lions indomptables du Cameroun.


La révolution de la feuille de manioc est elle toujours d'actualité ?