Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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vendredi 20 mai 2022

Balade en Courlande.

Situé sur la pointe Lettone, coincé à l'est par le golfe de Riga et à l’ouest par la turbulente mer Baltique, cette zone grande comme une fois et demie la Corse semble un peu suspendu hors du temps. Déchu d’un passé glorieux encore visible dans l’architecture, convoité par tous ces voisins au fil des siècles, des vikings, des teutons, des croisés, du Grand-Duché de Lituanie, des Suédois, d'Ivan le terrible…

...que du beau monde prévenant et bienveillant envers son prochain distribuant ça et là culture et savoir-vivre en même temps que quelques mornifles.



Kuldiga

C’est sous la forme de duché de Courlande que la région a rayonné et bien au-delà de ses frontières pour aller jusqu’à s’élever au glorieux rang de puissance coloniale. Avec en sa possession l’île de Kuhta Kinteh anciennement île James et île Saint-André situé dans l’embouchure du fleuve Gambie d’où partaient les esclaves vers Tobago dans les Antilles elle aussi en possession du duché.  


Lapmezciems


S’en suit une longue période où son cœur et son corps vont balancer entre les goulags soviétiques et les camps d’exterminations nazis, avant d’être intégré en république socialiste au sein de l’URSS en 44. Tout ça sans bien sûr avoir vraiment le choix et tout en continuant gentiment à alimenter les goulags en matière première de main-d’œuvre et fausse à cadavre jusqu'à la destroïka en 1991.  


Lapmezciems



Depuis la Lettonie s’en sort plutôt pas mal à l’image de ses deux sœurs baltes, mais toujours inquiet par la proche présence de l'ours de par une frontière directe avec la grande Russie qui en ce moment et légèrement soupe au lait. La crainte de voir se jouer une version "campagne de Russie" en négatif (au sens photographique du terme), un retour de l’URSS géographique.  




Entre appréhension et provocation, le pays se prépare et s'équipe, un peu pour se rassurer un peu pour effaroucher ou pour dire on se laissera pas faire. 


lundi 28 février 2022

Migration

 





Voilà plusieurs jours que je marche.

Les camions nous ont déposé dans les bois à quelques encablures de là. Une seule consigne, marcher, marcher tout droit vers le soleil couchant. Une bouteille d’eau, du pain, quelques gâteaux secs, et mon sac avec tout ce que j’ai, ce qui m’appartient, toute ma vie. J’ai laissé le groupe, les autres, pensant que j’aurais plus de chance de réussir seul, je marche plus vite, je suis plus jeune ;

Je vais y arriver.

La frontière ne doit maintenant plus être très loin, peut-être l’ai-je même déjà franchi. Difficile à dire dans cette forêt ou un arbre ressemble à rien d’autre qu’un autre arbre.

Je n’ai plus rien à manger il faut que je trouve un village une ferme.

Des arbres, toujours des arbres, je ne pensais pas qu’un Europe il existait des étendues boisés aussi grandes.

Je vais y arriver.

La faim me tiraille le ventre et le froid se fait de plus en plus mordant. Surtout la nuit, heureusement que j’ai une bâche.

Je vais y arriver.

Je dois maintenant être arrivé en Europe.

Pologne, Lituanie ?

Comment savoir ?

Toujours des arbres partout, je marche.

Maintenant je ne suis même plus sur de ne pas être revenu sur mes pas.

 

 

 

 

 

Marcher vers le couchant.

Je suis fatigué j’ai faim.

Il fait froid, je vais y arriver.

samedi 22 janvier 2022

Les flots rances ...

Parasite : n. m. organisme animal ou végétal qui se nourrit strictement aux dépens de l’organisme hôte d’une espèce différente de façon permanente ou pendant une phase de son cycle vital. 

Péjoratif n. personne qui vit aux dépens d’une communauté ou d’une autre personne. 

Adj : qui se développe de façon gênante et inutile. 

 


Venté, delta du Niemen
 

 

 

Le parasitisme est indispensable à la vie selon le biologiste Claude Combes mais paradoxalement il peut aussi tuer. L’hôte et son parasite sont toujours en compétition, le second pour exploiter le premier et le premier pour se débarrasser du second (source libération du 11 juin 2005). Cette lutte ne peut avoir que trois issues. 

Le parasite kamikaze, tue son hôte, ce qui forcément n’est pas vraiment dans son intérêt et qui pose la question de l'existence d'une d'intelligence parasitime...  

 

 

 

 


Kintai, delta du Niemen

 

 Deuxième éventualité qui me concerne, le parasite médiocre, l’hôte arrive à s'en débarrasser, parfois seul mais dans le plus souvent des cas avec une aide extérieure. Dans les deux cas on est face à un parasite un peu grossier, le genre mal élevé et parfois condescendant. La victime libéré en ressort assurément soulagé mais peut-être aussi un peu inquiète et soucieuse d’aller le voir s’implanter sur une autre structure qu'il va bien sur chercher à parasiter à son tour. L’exemple le plus parlant est l’Australie (:-)), l’homme y introduit des espèces parasites plus ou moins compétentes (encore aujourd’hui) et la faune et la flore locale passe son temps à tenter de s’y adapter avec plus ou moins de succès.







Druskininai, Lituania

Enfin dernier cas le parasite raffiné, qui cherche  se faire oublier, lui et son hôte  cohabitent et s’en suit parfois une lutte de pouvoir. La frontière est ténu et certains trop imbus de leur personne et surement trop fiers redoublent d’efforts pour installer leur autorité, on parle alors de parasite-dictateur, et ils finissent rapidement, gagnés par la médiocrité, dans la deuxième catégorie par manque de finesse. Il en est inversement de même pour l’hôte dont certains se complaisent sous la domination, d'autres ferment les yeux pour éviter l'affrontement et sûrement par manque de courage s'adaptent aussi à la situation, plus ou moins. 

Affaire à suivre....

 


jeudi 28 octobre 2021

Octobre 2021, Escale à Kyiv (Kiev), Ukraine

Voilà maintenant plus de deux ans que nous n’avions plus quitté l’union européenne voyageant depuis principalement en carrosse motorisé et par voie terrestre, en d’autres mots en véhicule automobile, j’avais oublié.

 

Oublié les files interminables aux formalités douanières, bien que le passeport rouge facilite quelque peu les choses.

Oublié les familles migrantes misant sur un nouveau départ, perdu dans des codes et des formalités administratives, les bras chargés de dossiers, de bagages, de famille et d’espoir.

Oublié toutes ces cultures, toutes ces différences soudainement identique devant le même problème en uniforme.

Une heure d’attente, de manière particulièrement passionnante comme vous pouvez l’imaginer et 40 minutes d’autoroute plus tard, voilà Kiev la belle, l'immense, la mégapole de l'est avec ses presque 3 millions d’âmes.
Bref !
Un melting-pot inédit pour nous un mescladis Euro-indo-arabo-oriental pour une ville jeune, dynamique, peuplé d’agréables créatures et riche en histoire et en architecture. Rien connu de pareil depuis Barcelone, Montréal ... c’est pas rien !

Très différente des suscités car pas vraiment l’Occident, d’où le nom d'Europe orientale, le monde est quand même vachement bien fait !
 
 

L'ensemble religieux de la Laure des grottes.
Il flotte dans l’air un parfum de : "je suis dans l’histoire", sensation déjà connu en Afrique du Sud pour les fidèles qui suivent nos Rocambolesques aventures. La proximité des événements de la place Maïdan (2014) ni est bien sur pas étrangère. A l’époque l’Ukraine était dans une situation comparable à celle de la Biélorussie actuelle avec lors de la sortie du bloc soviétique un pantin-dirigeant à la solde de Vladimir, mais les ukrainiens on su s’en sortir dans le sang et avec sur les bras un conflit armé en Crimée et au Donbass ... c’est pas rien non plus !
Sans oublier pour les plus sportifs et âgés d’entre vous 1976 et la défaite des verts de l'ASSE lors du match aller de la célèbre époque des poteaux carrés. 
 
 
 

A noter l'écriture de "AS Saint Étienne" !
 
Pour l’histoire le match ne s'est pas joué sur le terrain du Dynamo pour cause d’intempéries mais à Simféropol en Crimée, encore elle ! Offerte en 1954 à la république socialiste d'Ukraine par Khrouchtchev .... donné c'est donné, reprendre c'est voler !
Vous voilà maintenant un peu moins inculte sur le dossier ukrainien. Vous n’avez plus qu’à vous trouver un billet pour ce pays qui mérite bien mieux comme réputation que Tchernobyl, la grisaille d’une mégapole soviétique ou les conflits armés qui occultent malheureusement quelques belles pages d’histoire et je ne vous parle pas des Sarmates ou des Cosaques qui ont grandement œuvrés à bâtir ce pays et alimentent encore les légendes actuelles baignés d’indépendance et de liberté ... l’histoire ne fait que (re) commencer !
 
 



mercredi 17 février 2021

Chronique hivernale

 Février 2021

 

 

7h58 je termine de  lacer mes chaussures de marche sur ma deuxième paire de chaussettes, ferme mon vieux blouson en duvet d'eider de notre époque nord américaine, ajuste mon bonnet de laine et pars remplir mon devoir de citoyen éclairant le monde, rien que ça !


Je sors.




Voila maintenant une dizaine de jours que la température oscille allègrement entre -15° et -25°.....Youpee !

Ce matin le mercure annonce un léger -21° alors que la météo officielle un ressenti de -28° (!) que je confirmerais au bout de quelques minutes, à quelques degrés près, lorsque les morsures du froid me bruleront les cuisses. Cela fait deux semaines qu'il neige régulièrement et que ce balte pays retrouve l'essence de son nom, étymologiquement parlant (baltas = blanc) en plus d'un hiver digne de la campagne napoléonienne dans ces ex-contrées tsaristes, bolcheviques, polonaises, teutonne....

Je dois auparavant (d'éclairer le monde.....) traverser ce qui doit être un des plus beaux cimetières de cette encore trop méconnue Europe septentrionale (et peut être davantage). Sans être un fanatique ni un dépravé (je ne pense pas...) j'aime assez me perdre, physiquement et plus, dans ces lieux. Celui-ci abrite toute l'histoire contemporaine et même davantage de ce pays. Avec son carré français regroupant les restes de la grande armée, le lopin Teuton, le vallon Polonais, l'esplanade soviétique et ses milliers de noms, la combe des martyrs lituaniens morts pour libérer le pays de ces suscités occupants et les nombreux recoins d'illustres politiques et artistes autochtones. L'ensemble reposant sous différentes croix et chandeliers à 7 branches, mais encore et surtout dans de belles collines sous de grands et vieux pins centenaires moussus.

Actuellement sous une bonne quarantaine de centimètres de neige glacée, de celle qui chante sous les pas comme du polystyrène (pour les spécialistes !) je croise de temps à autres  à ces heures presque indécentes quelques espèces de cervidés et autres phacochères endémiques.

J'arrive malgré tout à destination après une vingtaine de minutes en errances et tentations de sous bois.

Paré pour éclairer le monde, retour à la civilisation....

Enfin....

Ce mot a-priori bien joli, au moins à l'origine, et tout enrobé de belles intentions est et a été prétexte à l'occupation de la plupart des continents avec l'asservissement ou l'anéantissement de ses locales peuplades.

Et quand la cinquième puissance du monde civilisé nomme à la tête de son  gouvernement un individu au regard aussi vif qu'une carpe perdu dans le RER B, se partageant la palme du glamour avec un râteau sans manche et celle du charisme avec un pied de tabouret...ou bien l'inverse...

Et qui surtout atteint des sommets dans la médiocrité et l'amateurisme ... ou l'incompétence ? (voire les deux mon capitaine). Surpris que le peuple émette quelques hésitations ? quelques doutes ?

Houuuuuuu ! Théorie du complot ...

Il est facile de comprendre pourquoi je marche, pourquoi je ne suis pas pressé et combien j'aimerais m'y perdre......

....quelques temps....

            .....le temps que l'humanité se prenne en main....

                                 ............

                                            .....je ne suis pas près de quitter les arbres....








mercredi 11 novembre 2020

Chronique d'entre covid d'europe occidentale

  

 

Véhicule chargé, révisé, lavé, bichonné, prêt pour couvrir les 2700 kilomètres qui doivent nous conduire en région Occitanie et alentours pour notre périple occidentival 2020.

 

 

 

 

 

[Occidentival : adj, contraction d'occidental et d'estival, se dit surtout d'un périple se déroulant simultanément en été et en occident.] 


 

Première étape à la frontière germano-polonaise, en bordure d'autoroute (faut pas perdre de temps). Le charme discret d'un hôtel de passe pour routiers de l'ouest venant gouter les douceurs peu onéreuses des filles de l'est. Enseigne au néon clignotant, dorures en plastique, marbre en carrelage... le temple du kitch... jusqu'à la patronne, thon sur ton, maquillé comme un camion volé....

 

 

Bref, le lendemain le jour se lève aussi et le soleil toujours à l'est !

Traversé de l'Allemagne non stop, hormis une poignée de douaniers teutons curieux de notre carrosse encore immatriculé de l'amère patrie, circulant dans cette direction. On dira formalité administrative !

 

Deuxième halte  Besançon, rien de notable, centre commercial de banlieue.... Le charme d'une urbanisation commencé il y a un demi siècle, un peu à bout de souffle. Version optimiste et politiquement correcte.


S'ensuit des autoroutes payantes, des aires toutes identiques et des stops plus ou moins heureux.

 

 

 

Deux semaines hexagonales, assez pour ne plus avoir envie d'y revenir. La métamorphose m'éloignant de ce pays aux lumières éteintes s'accélère .

 

 

 

Re-bref, plus vieux d'un demi-mois, nous revoilà dans la charrette, chargé, lavé bichonné, cap au nord est.

 

 

 

Retour  Vilnius.

 

 

Encore sous le charme de la ville, de ses forets, de ses lacs, de la mer Baltique et du vent du nord.







 

Hummmmm !

samedi 15 août 2020

Chronique estivale des confins de l'Europe

 Départ Vilnius, capitale de la Lituanie, direction plein nord sous un ciel d'une lumineuse grisaille. Oui, il existe ici toute une palanquée de gris, oserais-je dire une cinquantaine de nuances.... (il a osé !)  et celui-ci était lumineux du genre limite éblouissant.

Vilnius

La route est belle, parsemée d'averses estivales exaltant les odeurs de foin frais, un petit vingt-deux degrés (ressenti vingt-deux degrés ....le monde est bien fait !) parfait.

Première halte après une poignée d'heures de route dans le parc national de la Gauja en Lettonie (deuxième pays Balte en partant vers la Russie). A la latitude approximative de Riga (la capitale). Nous étapons dans la charmante bourgade de Sigulda. Logée au creux d'un méandre de la rivière Gauja (d’où le nom du parc ! vous suivez ?) et au centre de plusieurs châteaux aux romantiques légendes de contes débiles, dans une nature exubérante (en cette saison), opère un charme paisible et serein, balte ?

La Lettonie qui au premier abords diffère peu de notre pays hôte, de belles bourgades aux banlieues soviétiques, une belle capitale, une langue....incom....difficile d'accès elle aussi et un climat quasi similaire. Il faudra absolument approfondir l'affaire.

Le lendemain, sous une grisaille estivale plus diffuse bien différente de la précédente lumineuse, nous prolongeons cap au nord pour la plus intimiste des capitales baltes. Aux effluves scandinaves, médiévales, bolcheviques et contemporaines, Tallinn a quelque chose d’ensorceleur.  Déjà le Nord ! Par la lumière si particulière, et aussi surtout par la nuit ne dépassant pas, à cette période, le tiers de la journée d'ensoleillement.

Ensoleillement étant le nom officiel pour désigner la source lumineuse qu'ici nous avons parfois un peu de mal à attribuer à notre étoile préférée.

Pour être totalement objectif il faudrait revenir en novembre ou février.....

....mais comme je me fous de l’objectivité, je ne suis pas guide pour touristes, je préfère de loin ma mauvaise foi bien subjective !

Vive la république !

Et vive la France !

 

lundi 3 février 2020

Chronique de décennie !

Décembre 2019
Alors que les pays Baltes devraient s'étouffer sous une épaisse couche de neige, qui justifierait leur appellation, nous quittons Vilnius, route ouverte pour transiter paisiblement vers 2020 sur l'isthme de Courlande ....

... Bande d'incultes ....

Situé à l’extrême ouest du pays, contre la frontière Russe....

Dunes et lagune
....Décidément .....

OUI ! La Russie s'est octroyé une enclave européenne sur les berges de la mer Baltique lors de la séparation des états de l'union, pour profiter du bon air et garder un souvenir de leur grandeur, snif !

Certains médisants avancent qu'ils y auraient aussi quelques bases militaires avancées ....

Théorie du complot !





Situé à l'ouest du pays, disais-je, l'isthme sépare la mer baltique de la lagune, elle même étant le déversoir du fleuve Niémen qui y finit en delta. Plus grand fleuve du pays, célèbre pour avoir, en juin 1812, laissé passer les troupes de la grande armée se rendant à une bien belle parade sur la place rouge. A noter que le passage fut bien plus glorieux à l'aller qu'au retour, pourtant facilité par le moindre nombre de participants, 440000 à l'aller contre près de 30000 au retour !
Nida
Ah quand même !

Les quelques 400 000 pauvres âmes errent encore entre la place rouge, le fameux passage du Niemen et le non moins célèbre de la Bérézina ou contrairement à 2019, il neigeait on était vaincu par sa conquête, pour la première fois l'aigle baissait la tête ......

L'isthme de Courlande disais-je, ou la frontière d'avec les rouges coupe cette fine bande de dunes et de forêts en deux et se présente comme un véritable paradis.
Nida
Quatre villages seulement côté Lituanien, Juodkranté, Pervalka, Preila et Nida. Le dernier se partageant égoïstement les points touristiques de la zone. Quasiment entièrement classé en réserve naturelle depuis l'abandon (officiel) de l'union, le site est particulièrement préservé et sauvage.
La dune Parnidis, qui culmine quand même à 52 mètres offre un point de vue assez remarquable sur la zone, un micro désert de dunes s'étend vers la Russie au sud et au nord vers le village de Nida, son phare (je suis sauvé !) et des forêts à perte de vue. A l'ouest la mer Baltique et ses vents scandinaves nous rappellent la localisation géographique.
Sur la même dune un bronze grandeur nature de Jean Paul Sartre...

LE phare de Nida
Bandes d'incultes ...

Invité par Nikita Khrouchtchev pour rendre visite à la nation mère, le couple (JP et son Castor) vient en 1965 et choisit de faire une halte en Lituanie avant une rencontre officielle à Moscou avec les dirigeants soviétiques. Un choix visiblement artistique et légèrement manipulé par le puissant système pour exposer à la face du monde l'adhésion des intellectuels occidentaux  à leur modèle de société. Même et surtout en territoire occupé !

Les visites occidentales étant plutôt rares à l'époque, il y fut accueilli en véritable star de l’intelligentsia.

Il faut dire aussi que tous n'étaient pas autorisés à être traduits dans les républiques annexés.

Les Lituaniens ne connaissaient pas Camus !

Dommage !



lundi 6 janvier 2020

Chronique (encore !) de mauvaise foi mais à peine !

14/12   Quelque part au dessus de la Pologne à moins que ce ne soit la Slovaquie, rien de bien précis. Entre Varsovie et Budapest, c'est une évidence puisque parti de l'aéroport Frederic Chopin je me rend dans la capitale Hongroise, terminus Franz Liszt Airport, on apprend en même temps quelques nationalités de célébrissimes peintres (!) de l'Europe de l'est. 

Trois jours, avec Sylvain Tesson en compagnon de voyage, j'ai eu été moins bien accompagné:
"...Lassé depuis longtemps de la France, de ses régulations, des charcutiers poujadistes, des socialistes sans gêne, des géraniums en pot et des ronds points ruraux ..." la liste n'est pas exhaustive ....peut être les effets de l'altitude ? Mais je crois que j'aurais bien du mal à revenir y vivre mais demain ???? une fois posé ????
 
Pont des chaines soleil levant
17/12    Retour sur terre...

Budapest..... tout un flan en amont, surement trop, du coup grosse déception (en aval, faudrait suivre un peu !), même si je ne m'attendais pas à forcément à du grandiose. 

Un gothisme flamboyant flirtant avec un art nouveau très décrépit, une splendeur passé kitchissime et un incivisme polluant. Dénué de charme et sans élégance, le flamboyant écrasant tout de sa vulgaire aura.

Pont des chaines soleil couchant





Si c'était une femme, je dirais Kim Kardashian, sans connaitre cette brave dame ni présumer de sa profondeur (d’âme !).
Une espèce de chose que l'on suppose avoir été naturellement attrayante à une époque, mais à trop vouloir y faire, à trop vouloir en faire, le charme n'opère plus que sur la médiocrité triomphante.

Parlement
Compagnies charters, encarts publicitaires dans l’Équipe, Voici et compagnie, tourisme de masse, le genre bipède à selfie, pochette Sergio Tacchini et chaussures Gucci, souvent derrière un guide à parapluie rouge....
 
 
 
 







C'est bon ?

Vous situez le problème ?



Peut être aurais-je du prendre en livre de chevet "ma vie, mon oeuvre" de Lionel Messi, ou même sans le connaitre non plus (décidément il ne fait aucun efforts !), le contraste eut été moins pire.



Pourtant, en sortant, même très légèrement, des territoires occupés, l'espoir subsiste, la résistance est organisé.



Des petits zincs populaires, dans leurs jus de l'épopée bolchevique, qui respirent les vrais gens (les zincs ! Pas l'épopée !) et la vraie vie. Pourtant eux aussi doivent subir et surement profiter des miettes de ces hordes d'envahisseurs (l'histoire se répète !), avec assez de recul et de dérision (l'expérience....)pour y résister encore.






06/01 Bonne année à tous et ne lâchez rien !


mercredi 27 novembre 2019

Baltijos kronika

Hormis les (rares) rencontres avec l'humanité (comprendre des rapports entre homo-sapiens plutôt civilisés), parmi les plus belles choses qui me font triper, c'est de loin les voyages qui emportent la mise, surtout parce qu'ils augmentent souvent les chances d'accéder aux rencontres suscités, mais pas que.
Alors comme il me reste encore quelques coins du globe à découvrir, et même quelques coins mythiques, ça tombe bien....


Vilnius

Ne cherchez pas forcément d'antiques références à mes mythiques coins, c'est ma mythologie à moi avec un classement qui m'est propre et totalement subjectif, souvent de mauvaise foi, et je vous emmerde !
La plupart du temps il s'agit d'un mescladis politico-géographico-historico-romantique, une recette personnelle au dosage aléatoire dont je me garderais bien de donner la posologie. Peur d'y retrouver des hordes de touristes quittant les stations balnéaires bétonnés de France , de Navarre et même de plus loin en Afrique et venant piétiner mes rêves avec tongs, sandales ou même pieds nus !




Me voila donc sous d'autres latitudes peinard parti pour un mini road trip novembresque.


C'est fait, nous prenons tôt la route ce matin pour aller à sa rencontre. 


Vilnius
Nous quittons Vilnius pour Kaunas (prononcer kaônass) l'ancienne capitale et deuxième ville du pays, que nous ignorons royalement et laissons de côté pour continuer vers Klaipéda (prononcez comme vous voulez !). Dernier port en eau libre et troisième ville du pays que nous évitons quelques kilomètres en aval pour monter plein nord.







Palanga
 Arrêt à Palanga (comme ça se prononce ) à portée de brouette de la Lettonie et à près de 350 kilomètres de la capitale.
On gare le vaisseau dans le centre de la citée et terminons à pieds.


Elle est là je l'entend !

Elle m'attend surement me plais-je à penser, sous un ciel chargé et un vent froid qui vient de Scandinavie, assez fort pour parsemer l'étendue d'écume mais insuffisant pour nettoyer le ciel. Tant mieux !

Les conditions sont réunis, il est 15h00, déjà les ombres se font grandes et la forêt vient s'échouer sur le sable ocre sur des kilomètres. 
Des perles d'ambres se mêlent parfois aux algues et bois flottés (d'après Loreta).
Au loin quelques ferrys errent, quelque part entre Riga et Gdansk, le ciel est grand et le soleil perce.....

j'avais pas imaginé mieux.

Juste le temps d'immortaliser la rencontre (in situ, comme toujours), ci dessous :

La mer baltique à Palanga







 Et voila que vingt-quatre heures après nous repartons , déjà le chemin du retour. 

Un petit détour du côté du Parc national de Žemaitija, qui abritait durant la grande époque du jeu de celui qui à la plus grosse (la guerre froide, pour les non initiés) un site bâti et exploité par les soviétiques dans les années 60 d'une base de missiles assez impressionnant ! 

Les restes d'un passé encore présent.