Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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jeudi 6 février 2014

Lomé, capitale du Togo postage n°1

Dimanche 2 février 2014 8h00

Aéroport international Léon MBa de Libreville (encore !), du nom du premier président de la République gabonaise qui date de 1960, année de l'indépendance vis à vis du colon hexagonal.
Le général (...), ceuuuului qui nous aaaaa compriiiiis ! Chef de l'état du dit colon,  ne souhaitant pas d'un énième département français,  qui plus est en Afrique,  bien empêtrée qu'il était déjà avec les cousins algériens qui vont lui poser quelques problèmes peu de temps après.
La requête de Léon MBa a donc évolué,  sans porter de jugement s'agissant ou non d'une évolution au sens commun du terme, d'une départementalisation en indépendance.
De quoi faire baver les quelques irréductibles Corses, Basques, Bretons, Catalans ou Occitans,  Picard,  Normands,  Savoyards et autres braves peuplades de France et de Navarre.
Sûrement motivés,  eux aussi, par l'hypothétique appartenance au cercle très fermé des micros nations,  au sort ô combien enviable,  St Marin,  Andorre,  Trinidad & Tobago, Le Vatican,  São Tomé & Principe, Monaco,  et je dois, à ma grande surprise tant leur sort est alléchant,  en oublier quelques uns.

Ça fait rêver,  Mouarf,  mouarf !

Ne vous méprenez tout de même pas, chers lecteurs, toujours plus nombreux et excités tel un moustique d'Afrique centrale devant un camion de don du sang, quand arrive une nouvelle publication. Ne vous méprenez pas disais je, quand à mon avis sur la question. Il vous suffira, je cause ici à la poignée d'avides nouveaux consommateurs de mon (moi, je, himself) blog de remonter à quelques précédents posts pour vous faire une opinion sur ma conception du concept même d'un état ou d'une nation.

Ceci étant clarifié,  revenons donc, s'il vous plait à l'aéroport de Libreville.
La vue de ma fenêtre
Encore disais je, car me voila embarqué pour Lomé,  la capitale Togolaise après une halte technique et commerciale à Lagos, LA mégalopole nigériane (plus de 15 millions d'âmes) que je ne regrette pas de ne pas connaître tant son aura de ville surpeuplé aux continuels embouteillages automobiles rayonne dans toute l'Afrique centrale et de l'ouest.

J'ai rempli mes godet d'aquarelle, affûté mes crayons et préparé quelques vierges feuilles d'un grammage proche des 300 et espère bien pouvoir saisir en 4 jours quelques millilitres de l'essence de l'âme de cette capitale .....



Lomé 03 février 06h30, Hôtel Jolivue.

Agréablement surpris par la douceur matinale, relative bien sûr,  et du faible taux d'humidité tout autant relatif d'ailleurs.

Kathedrale

La ville semble plutôt paisible, hormis la route du front de mer, où de jeunes écervelés, ce n'est pas toujours un pléonasme,  aux véhicules fraichement tunninguisés, profitent de cette aubaine au bitume récemment lissé.


[Tunninguiser : verbe du premier groupe, contraction de tunning et de déguisé, s’emploie lorsque l'intention est du premier et le résultat du second.
exple : "Bernard-Henry, cessez donc un peu de me tunninguiser en poupée barbie voulez vous...."]

 
Hormis , bien sur aussi, le marché,  véritable fourmilière coloré et plutôt sympathique.
Les rues sont larges, la grande majorité ensablé, sahelisé, bordés de grands badamiers qui déposent une ombre bienfaisante, l'architecture est un joli mescladis de colonialisme, d'une période art nouveau-art déco et de modernisme-bétonisme plutôt esthétique, beaucoup de charme. Il reste même de l'époque coloniale de l'empire allemand une cathédrale gothique remarquablement entretenue, très bien conservée et encore en activité.
Surprenante rencontre.



20h00 Restaurant le Galion.

Une première impression positive mais je ne suis  qu'encore dans le périmètre des hôtels et des affaires, pas vraiment les quartiers populaires.
Une saveur quand même bien plus épicé qu'à Libreville, un vrai gout d'Afrique tel que phantasmé, pas du canada dry !
Une douceur de vivre, un joli parfum d'exotisme et d'aventure presque palpable, l'ouverture sur l'océan du golfe de Guinée au sud, les frontières est et ouest (Bénin et Ghana) à porté de bicyclette n'y sont pas étrangères et permettent un brassage de la population et une (presque je suppose) libre circulation des marchandises.
La capitale gabonaise et sa quasi-insularité à bien des niveaux me semble bien fade tout à coup.

La rue de l’hôtel








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