Tous les dessins, croquis et aquarelles figurant dans ces pages, sauf mention contraire, sont réalisés exclusivement sur le motif avec parfois, pour des raisons climatiques ou temporelles, des finitions en atelier.
La plupart sont sur carnet, quelques uns sur papier libre et dans les deux cas ils ne sont pas libres de droit, merci de me demander l'autorisation de reproduction.

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jeudi 29 août 2013

Summer trip dernière !

Samedi 25 août 2013 7h30

Quelque part entre deux saucisses (Toulouse et Francfort, ouarf, ouarf !) à bord du Boing 737 qui (devrait) nous pose(r) en Allemagne avant d'enchaîner, deux heures d'attente et sept heures de vol plus loin, pour Libreville ou nous devrions atterrir en fin d'après midi (ce qui est fait puisque vous lisez ces quelques lignes).

Paradou en provence
Voyage radicalement différent de celui de l'été dernier, sans l’enivrant parfum de l'inconnu, qui ne s'applique pas qu'aux voyages par ailleurs mais aux rencontres en général,  et encore un peu de celui de l'aventure, heureusement !

Content d'y retourner, de s'y retrouver après un été à s'éparpiller mais pleins de jolis moments, à Barcelone, à Paris, à Colomiers, à Gimont (ou l'invitation tient toujours !), en Provence, et bien sur en Aveyron.

Nous laissons derrière nous la vieille Europe s'enfoncer doucement dans la grisaille, automnale avec peu de regrets climatiques, politique avec strictement aucun regrets citoyens !

Nous attend ici un alléchant programme pour les dix prochains mois :
Des projets artistiques (forcément) motivants, avec, je l'espère, une exposition à la clé, une éclipse solaire totale, une ou plusieurs poignée(s) de surprises, Afrique oblige, quelques graines d'aventures, un soupçon de voyage et toujours des carnets, des dessins et des couleurs pour que je puisse partager un peu avec vous.



Rodez
Toulouse
Sinon il me reste en stock quelques croquis pour clore la saison 2013 des summer trips.





Agen




vendredi 16 août 2013

Summer trip, part 3, Paris

Petite semaine dans la capitale, à la rencontre de concitoyens de notre époque outre-atlantique, dans une autre vie. Eux aussi ont quittés le "caillou" de façon et avec une impression définitive.
Un boulevard, "Haussmannien"



Quelques incontournables Parisianismes et d'autres incontournés.
 






Arrivés Paris Orly par Easy jet en provenance de Toulouse (où quand l'avion est moins cher que le train !) direction le Louvre, un des rares endroits où l'on peut laisser ses bagages en consignes malgré les plans vigipirate et antiterroristes de l'axe du mal islamo-communiste !

Le Général veille
Visite éclair de deux heures, que des inévitables, La venus de Milo, le radeau de la Méduse, Mona Lisa, la dentelière de Vermeer, la victoire de Samothrace, autoportrait de Dürer....pour les plus connus. Quoi qu'il en soit il suffit de se laisser aspirer par le déplacement des grappes humaines disséminés ici et là dans le musée et l'on tombe à coup sùr sur une œuvre majeure.
 Majeure, s'entend au sens d'histoire de l'art, qui n'est pas forcement en accord avec sa (ma) sensibilité mais ce n'était pas le l'objectif ici. Il faudra revenir.


Le grand Palais
Les jours suivants s'enchainent, dans le désordre et sans hiérarchie, l'arc de triomphe, les quelques sept cents marches du deuxième étage de la vieille Dame, le petit et le grand palais, celui de la découverte et surtout des errances Haussmaniennes et iliennes pleines de charme, sous les ors arrogants de la république.

Paris est une belle ville, elle le peut !
La vieille dame veille elle aussi























vendredi 19 juillet 2013

Summer trip, part 2, Barcelone

Quelques sketcheurs en action




11-14 Juillet 2013 4° symposium international des Urbans Sketcheurs, après Portland aux USA, Lisbonne au Portugal et Saint Domingue à St Domingue voila Barcelone, la capitale Catalane, la ville qui bouge tout le temps et qui organise là, par la même occasion, son 40 ème marathon de croquis.

Passeig del Born









Arrivé tard le 11/07 après 5h00 de route, trop tard pour rejoindre le groupe, tapas, cerveza, nous passons instantanément et sans aucune difficulté à l'heure Espagnole.










 
12/07, Rdv 10H00 devant Los correos dans la vieille ville, qui n'a de vieux que le nom et quelques pierres, le déambu-croquage commence. Rapidement un groupe se forme, Fabio de Rimini, Anette la Danoise, Andie de Rotterdam, Irena la Polskallemande et moi, nous passerons la journée ensemble.
Croquis, tapas (La bombeta), croquis, cerveza (Ké bar) croquis, croquis, croquis croquis, d’où le nom de marathon .....

 




Belle journée, belles rencontres.












13/07 Rdv 10H00 devant Sta Maria del Mar.

Bien plus nombreux que la veille, c'est aussi le jour du Sketch crawl, des sketcheurs partout, de Bolivie à los Angeles et Singapour en passant par l'Europe, pour tous les goûts, des plutôt illustrateurs, des plutôt architecturaux, des plutôt aquarellistes, des plutôt contemporains, du débutant au très confirmé.
 
Passeig del Born






Un beau mescladis international qui sillonne la ville jusqu'au parc de la Ciutadella en terminant tous à l'arc de triomphe. 

Encore une belle journée avec de belles rencontres, dans un beau décors bien vivant, que demander de plus ?

Parc de la Ciutadella



La cascade
Av Icaria














mardi 16 juillet 2013

Summer trip, part 1, Le voyage


5 Juillet 22h30, départ de l'aéroport international Léon M'ba de Libreville au Gabon par la Lufthansa sous un temps lourd et encore humide.
Mauvaise nuit, un peu à l'étroit en classe économique, je veux dire physiquement.


 
Arrivée sept heures trente plus tard, le six juillet, à l'aéroport de Francfort, Allemagne, seuls points communs, l'avion (qui est étonnamment resté le même !) et la température extérieure, pour tout le reste, un autre monde.




Nous errons dix heures durant, dans l'attente de notre correspondance pour Toulouse, refaisons connaissance avec l'occident, ses rites et sa strictitude.


Quelques micros sommeils entrecoupés de siestes et de collations aux accents américain, le temps s'égraine doucement. 

Dix heures en zone internationale, de duty free en couloirs (inter)minables, de chaleureux douaniers (ou PAF) souriants aux immenses salles d'embarquement, passionnant programme, qui n'a pour seul intérêt, celui de me laisser du temps pour quelques croquis.



Nous tenons le choc et quelques 9h00 plus loin embarquons dans l'aéroplane en direction de Blagnac qui nous ramène sur cette terre d’où l'on peut apercevoir, peu avant de se poser, une mélancolique pincée de tuiles.
Nous y voilà enfin, les odeurs, les accents, le soleil, la lumière, on se sent à la maison, tout redevient logique, marqués que nous sommes par des décennies de propagande de « macarel » et de cochonaille, de cabécous et de vin rouge.


Ce doit être ça la culture, ce qui reste quand on a tout oublié.....

vendredi 5 juillet 2013

Visite guidée, suite

 
 Visite en image des quartiers Ambowé et Bel-Air, deux quartiers plutôt populaires de Libreville, ou les "Mapanes" (bas quartiers), ressemblent aux  autre Mapanes des autres quartiers......




.... et les kiosques Airtel (opérateur téléphonique célèbre pour son rouge saturé) aux autre kiosques Airtel (disputés par deux autres opérateurs, Azur aux kiosques bleus (!) et Moov plutôt branché aux couleurs vert/jaune fluos).





La seule originalité de ces deux quartiers nord de la capitale, réside essentiellement dans la présence de la mangrove avec ses multiples méandres et ramifications, le tout à deux pas du centre ville.
Réserve de poissons frais, et débarcadère des piroguiers, transformée en criée (...il est frais mon poisson, il est frais....) au retour des embarcations, à marée descendante.





Pendant ce temps là, le reste du Gabon, de Libreville et Lambaréné en particulier, s’apprêtent à accueillir les fêtes commémoratives du centenaire de l'arrivée du docteur Albert Schweitzer. 

Le grand blanc de Lambaréné qui à largement contribué à la renommé internationale du Gabon par son action (discutable ?) et surtout son prix Nobel de la paix 1952.





jeudi 27 juin 2013

Nous sommes encore en Afrique, piqure de rappel.

Dix mois après, avoir posé nos malles
Encore aller au Cap, le choix est bien restreint.
Presque déjà blasé, dans la carte postale
Nous n'avons plus l'oeil neuf, l'enthousiasme s’éteint

Quand soudain est là, étendu sur le sable
Un rare visiteur en ces lieux découverts
En croiser de si près, n'en étions pas capable
pensions nous doucement, surtout en bord de mer.

Et pourtant les enfants s'en vont et jouent si près
Que les plus grands, conscients, se sont mis à crier
Un cobra en ces lieux et tout peut basculer
En moins de dix minutes, la vie est bousculé




L'animal est blessé et parait peu farouche
Il reste devant nous, le temps de le croquer
On l'observe craintif, lui se met à poser
En relevant la tête, écartant le danger.

Il reste plusieurs heures balloté, la marée
seule le perturbe et le fait se dresser
La journée à la plage et personne à la mer
Une journée Gabonaise, pas de quoi quelques vers !

Libreville
Chronique de l'équateur juin 2013








vendredi 21 juin 2013

Cinébar

Libreville 19 juin 2013
18h30 bar le Pellican
Quartier d'Ambowé
Soirée cinébar
Un film qui ait (ici) du sens, historiquement, culturellement ou esthétiquement, voire les 3.

Un bar, un vidéoprojecteur, un bout de contreplaqué peint en blanc, des tables, des chaises, des gens, un mescladis.
Ce soir : "Dans la chaleur de la nuit" avec Sidney Poitier, un film de 1967 aux 5 Oscars, on ne se moque pas de nous !
La nuit tombe en même temps que les Régabs (bière locale, abordable, Régie Gabonaise de Boissons) et que les clients montent le son pour essayer de s'entendre et de couvrir la musique saturée délicatement distillée par des hauts parleurs puissamment sous dimensionnés !

L'idée est excellente comme souvent ici....mais,
-car il y a un mais..... comme souvent ici-

19h30 la soirée cinéma n'a pas lieu une raison évidente, qui saute aux yeux, idiots que nous sommes de ne même pas l'avoir envisagé seuls !
19 juin, nous avons entamé la deuxième quinzaine du mois.....et dans la plupart des cas la paye tombe en deux fois, au début et en milieu de mois.....
Et quand la caisse est pleine, il faut la boire. Et le bar est plein de gars et de Régabs qui ne demandent que ça, le monde est bien fait !
Le patron nous explique que s'il les vire ils iront à côté et c'est pas bon pour les affaires, on peut le comprendre.
On ne lui en veut même pas, l'école de la relativité, mais nous aurions du anticiper....sauf que ce mot n'existe presque pas ici !

20h30, après quelques Régabs, on rentre se coucher, nous irons chercher un autre bar....avec Sidney !





En attendant, reste mes carnets, ici un Mapane, un "bidonville" du quartier !

samedi 15 juin 2013

Actualitées

 Libreville 14/06/2013


Voila 3 jours que la ville subit un ravalement de façades, les routes sont balayées, les bordures et bandes blanches repeintes, les espaces verts tondus......Il va se passer quelque chose c'est sûr !
La dernière fois qu'un tel remue ménage (au sens littéral) a eut lieu nous accueillions le roi Mohamed VI....et ce coup ci ?
Le pape ?
Les Rolling Stones ?

Acte deux, la police et l'armée postées tous les cent mètres sécurisent les grandes avenues. Je dis "sécurise" car c'est le langage officiel approprié à ce genre de situation, dans le genre "vu à la télé", en réalité, rien n'est moins sûr !
Armés jusqu'aux dents, affublés de pouvoirs ponctuellement accrus, lunettes noires, roulant a tombeaux ouverts pour les plus motorisés, rien n'est moins inquiétant.

- j'imagine bien un coup d'état commencer comme ça -

Acte trois, tout va très vite, avenues bouchées, sirènes de police dans tous les sens, pousses toi de là, dégages, casses toi (pov con !), circules..... Il faut dire qu'ils ont des arguments....dissuasifs.
J'ai toujours eu du mal avec les ordres, avec l'ordre en général, mon général, mais là je n'ai pas d'alternative.
Le respect n'est ici qu'une vague idée, une utopie pour quelques rêveurs humanistes. La poésie n'étant pas le propre des forces de l'ordre, ici moins qu'ailleurs, contraint de coopérer, j'obtempère..... difficilement !


Le grand cirque dure quelques heures, la grande parade Bouglionne, des limousines Allemandes noires, vitres fumées, petit drapeau sur chaque aile avant, déboulent de toutes parts, escortées par de kamikazes gendarmes au bottes bien cirées.
Tous les chefs d'états, de clans et de pseudos dictateurs en tous genres d'Afrique centrale sont reçus par notre grand homme, président de père en fils, pour un sommet extraordinaire des chefs d'états de la CEMAC (Communauté Économique des États d'Afrique Centrale).

- Ça fait rêver ! -

Et comme si cela n'était pas suffisamment bordélique, au même moment se tient la deuxième édition du New York Forum Africa....

- Et ça aussi ça fait rêver ! -


Je cite : " ...un rendez-vous politique, économique (encore) et culturel..." Rien que ça !
Tout un tas de braves gens qui viennent des quatre coins du globe pour sauver l'Afrique !
Spike Lee, Frédérick De Klerk, Christine Ockrent (!), Boris Becker....Ne partez pas, y'en a d'autres, Jacques Attali ..... Jean Todd.... Allez j'arrête là je vois que vous êtes mort de rire !
Non, une dernière, c'est qui qui organise ?
Et c'est qui le grand Philanthrope qui chapeaute le spectacle ?   
 Richard Attias ! 
Oui, souvenez vous, le Monsieur de Mme Sarkosy (l'ex ! celle de "si tu reviens j'annule tout !") un mathématicien publicitaire reconverti dans la "communication d'influence" !

- La police locale lui doit elle sa capacitée de persuasion ? -
 
Et tout ça pour la modique somme de 2,6 milliards de francs CFA (soit à peu près 4 millions d'€uros) essentiellement financés par le peuple Gabonais, (on pourrait aussi dire l'état, mais "le peuple" est plus juste) dont votre serviteur. Je puis affirmer que nous (le peuple et moi !) sommes ravis de participer à cette grande mascara.... manifestation.
Il faut dire que les retombées de la première édition (en 2012 toujours à Libreville) sont inexist.....longues à venir.


Mais on nous explique dans les journaux, l'Union (LE quotidien local) de ce matin en faisait sa Une et plus quatre pleines pages, que ça vaut vraiment le coup !

Il faut dire que le Gabon a un standing à respecter, premier consommateur de Champagne d'Afrique  !

Ah bon ?
Ils ne boivent pas du vin de palme ces gens là ?






Je préfère promener mes carnets mes pinceaux et mes couleurs, là ou je ne risque pas de croiser ce genre d'individus. 
Ici le débarcadère d'Ambowé, une mangrove dans la ville qui fait office de petit port de pêche, loin des Mercedes officielles et autres sauteries diplomatiques !









samedi 1 juin 2013

Visite guidée

M'Bolo (bonjour, ça va) alias Géant Casino, le siège du consumérisme à l'occidentale, un rassurant agencement intérieur qui rappelle nos magnifiques centres commerciaux dans nos non moins chaleureuses zones commerciales en périphérique des grandes citées de France, de Navarre, d'outre Manche, Rhin ou Quiévin, bref d'un quelconque pays colonisateur occidental.

Situé au centre stratégique de la capitale, à (presque) l'intersection du Boulevard Triomphal, qui existe vraiment et rappelle, je suppose, le triomphe de la démocratie (:-)) sur le colon oppresseur (:-() et de la voie qui longe le bord de mer qui, elle, comme son nom l'indique modestement, longe le bord de mer !
Autour du temple gravite tout un tas d'échopettes bien plus sympathiques et bien moins aseptisés dans lesquelles on trouve quasiment tout ce dont on peut avoir besoin et même plus encore. La musique d’ascenseur y est quelque peu différente, les normes (quel mot horrible) non plus !
En remontant sur l'avenue de la grandeur du Gabon, l'institut Français qui poursuit son rôle de modèle culturel, mais qui a au moins le mérite d'en proposer. 
Plus haut, de part et d'autre du dit Boulevard se trouve la plupart des bâtiments gouvernementaux, ministères, sénat plus quelques ambassades qui devaient tenir à figurer sur cette voie glorifiante, parmi celles ci, figure la Russie et la Chine, il n'y a pas de hasard !
Pour faire un lien entre ces bâtiments à l'architecture elle aussi triomphale et pour respecter l'harmonieuse urbanisation de la citée, quelques "maquis" (la cabane à frite locale) créent une sorte d'humanisation du lieux qui sans eux seraient très......administratifs !

Libreville, 
chronique de l'équateur, 
juin 2013.

mercredi 22 mai 2013

Quotidien

Libreville mai 2013
Fin de la saison des pluies qui marque en même temps le début de la saison sèche, forcément. Les températures deviennent plus clémentes, le % d'humidité tombe sous la barre des 80, une légère brise souffle sur la côte, relative impression de fraicheur.
La ville croule plus que jamais sous des montagnes d'ordures ménagères, une autre sorte d'art, surement de la famille du street art, une provocation sanitaire, les prémices d'une épidémie, qui donne, la aussi, une relative homogénéité à la ville, excluant, il va de soit, le quartier des grands hommes.
Les coupures d'eau alternent gaiement avec celles électriques et quand l'alimentation en eau est faite à l'aide d'un surpresseur, lui même électrique, c'est double peine !
Il reste le dessin, ici un "madouaka" (bas quartier, bidonville) d'Akébé, un projet commun d'une poignée de gens de l'art, qui regroupe dessins, photos, textes et slam et devrait déboucher (je l'espère) sur une publication, au moins une exposition.

Chronique du quotidien sous l'équateur Africain, où la vie, n'est pas un long fleuve tranquille.